

Yes le 20 mai à la Rockhal.
Yes, l’un des groupes majeurs de l’Histoire de la scène pop anglo-saxonne, débarquera au printemps à la Rockhal au printemps prochain.
Votre concert est basé sur trois albums, « The Yes Album », « Close To The Edge » et « Going For The One » que vous jouerez en intégralité. Pourquoi ce choix?
Steve Howe: «Nous ne voulions pas rendre cette mission impossible pour nous en interprétant, par exemple, Tales From Topographic Oceans, Relayer et Tormato. The Yes Album est un des plus accessibles, une pièce maîtresse en « live ». C’est intéressant de revenir sur ce travail en interprétant les morceaux qui n’ont jamais été joué sur scène. Close To The Edge contient trois titres et notre première composition de vingt minutes. Nous avons choisi Going For The One en raison de sa complexité. Nous avons décidé de réaliser d’abord la tournée entière avec ses trois albums avant de passer peut-être à autre chose.»
[cleeng_content id= »417168250″ description= »Pour lire la suite de cet article, vous avez la possibilité de l\’acheter à l\’unité ou via un abonnement » price= »0.49″ t= »article »]A votre avis, quels éléments ont propulsé Yes parmi les meilleurs groupes du monde dans les années 70?
S. H.: «C’était une période extraordinaire. Les années 60 étaient aussi très riches avec des groupes comme les Doors. Au début de la décennie suivante, beaucoup de musiciens étaient inspirés par le « flower power » et le psychédélique. Yes est arrivé avec un niveau instrumental très élevé. Nous avons aussi créé des harmonies vocales très riches avec, derrière Jon Anderson, les deuxièmes voix de Chris Squire et les miennes. Avec un jeu de batterie original et les claviers, nous fonctionnions un peu comme un orchestre. Nous travaillions énormément pour nous améliorer.»
Rester dans le ton original
Vous tournez avec un nouveau chanteur puisque, après Jon Anderson qui a dû arrêter sa carrière pour des raisons médicales, après Benoît David, voici Jon Davison. Qui est-il?
S. H.: «C’est sa première tournée avec nous. Il est arrivé au début de l’année 2012, juste avant que nous ne prenions la route. Benoît n’était plus satisfait du travail qu’il faisait au sein de Yes. Nous avons trouvé Jon. Il n’est pas du genre à vouloir imiter Jon Anderson et, de toute façon, nous n’avons pas besoin de cela. Il a un style très plaisant et il est aussi très bon guitariste. Il développe les parties vocales en restant dans la tonalité du chant original. C’est important de la respecter. Imaginez qu’on interprète Beethoven en changeant de ton! Il faut rester dans le ton original, pas seulement pour nous mais aussi pour les fans.»
Que vous évoque un pays comme le Luxembourg?
S. H.: «D’abord j’adore jouer un peu partout en Europe. Nous parlons la même langue que les Américains mais notre culture reste essentiellement européenne. Pour moi, ce pays évoque avant tout un souvenir de jeunesse: Radio Luxembourg. A l’époque, au contraire de la BBC, cette radio diffusait de la musique populaire et nous étions accrochés à notre poste pour la découvrir, à travers les grésillements. Je serai éternellement reconnaissant envers les Luxembourgeois de m’avoir fait découvrir cette musique.»
Eric Bussienne
Infos: www.rockhal.lu[/cleeng_content]



