Des visas plus simples à obtenir pour les courts séjours dans l’UE

Le Parlement européen a voté mercredi une simplification des procédures pour obtenir des visas pour les courts séjours dans l’UE, des règles qui seront adaptables en fonction de la coopération des pays tiers dans la lutte contre la migration irrégulière vers l’Europe.

Par 428 voix pour (123 contre et 56 abstentions), les eurodéputés, réunis pour une dernière fois à Strasbourg avant les élections européennes de fin mai, ont adopté un nouveau code des visas qui avait déjà fait en amont l’objet d’un accord avec les Etats membres de l’Union.

Les demandes de visas pour des courts séjours pourront être faites entre six mois et 15 jours avant le voyage. Par court séjour s’entend un séjour allant jusqu’à 90 jours sur une période totale de 180 jours, soit environ six mois. « Les nouvelles règles vont faciliter le tourisme et le commerce tout en renforçant nos critères de sécurité pour repérer ceux qui posent une menace ou n’ont pas le droit d’entrer dans l’Union européenne », a souligné, dans un communiqué, le commissaire chargé des migrations Dimitris Avramopoulos.

En revanche, le coût pour demander un visa va augmenter de 60 à 80 euros, avec une possible réduction pour les mineurs.

Les enfants de moins de six ans, les étudiants et les chercheurs seront exemptés de payer pour leurs visas. Mais ces frais, tout comme le délai pour répondre aux demandes de visas ou la durée de validité des visas à entrées multiples pourront être adaptés en fonction de la coopération « suffisante » ou « insuffisante » des pays d’origine des demandeurs en matière de migration. Il s’agit notamment d’inciter les pays d’origine à coopérer davantage pour accepter le retour de leurs ressortissants en situation irrégulière dans l’Union européenne.

De cette manière, « nous assurons que les pays qui coopèrent étroitement sur la +réadmission+ recevront des avantages pour leurs ressortissants en matière de visa plutôt que simplement sanctionner les pays réticents à coopérer », a argumenté l’eurodéputé socialiste espagnol Juan Fernando Lopez Aguilar, rapporteur de cette directive.

D’après le Parlement européen, les voyageurs de plus de 100 pays doivent actuellement obtenir un visa pour entrer dans l’UE et le nombre de demandes de visas a augmenté de 50% depuis 2009 pour atteindre en 2016 15,2 millions de demandes.

Ces procédures pour les visas pour des courts séjours ne devraient pas concerner les Britanniques même après le Brexit.

Début avril, le Parlement européen avait approuvé une exemption de visas pour les Britanniques effectuant de courts séjours dans l’UE, même en cas de Brexit sans accord, mais sous condition de réciprocité de la part du Royaume-Uni.