Un vin de Bourgogne, coqueluche des Britanniques après le mariage du prince Harry

Un vin blanc de Bourgogne de Puligny-Montrachet (Côte-d’Or), dont le Sunday Times a révélé qu’il avait été servi le 19 mai au mariage du prince Harry et de l’ex-actrice américaine Meghan Markle, est devenu outre-Manche la coqueluche des sujets de sa majesté.

Depuis le mariage, les ventes du Bourgogne Les Sétilles « ont augmenté sur les marchés internationaux », notamment en raison de l’engouement britannique, a indiqué vendredi à l’AFP Bastien Gautheron, directeur commercial du domaine Olivier Leflaive, qui produit cette appellation régionale choisie pour les agapes royales.

Si le domaine dit ne pouvoir chiffrer cette hausse, le marchand de vin britannique Lay & Wheeler aurait écoulé, selon le quotidien britannique, 780 bouteilles en moins de deux heures, après la divulgation du menu des noces et aurait pu en vendre quatre fois plus si les stocks avaient été au rendez-vous.

« Nous sommes fiers d’avoir fait partie d’un jour aussi spécial ! Félicitations à Meghan & Harry », s’est réjoui le producteur bourguignon sur sa page Facebook, invitant le couple princier à venir au domaine.

En attendant, les touristes qui visitent la cave ne veulent pas rater l’occasion: ils repartent avec quelques bouteilles des Sétilles « par curiosité, pour le clin d’oeil », selon M. Gautheron.

« Il y a un intérêt particulier chez les Anglais mais c’est un engouement international ». Ce vin plutôt grand public, vendu à partir de 17,80 euros sur le site internet du producteur, « est l’introduction à notre gamme, la signature de la maison », a poursuivi le directeur commercial. Le domaine, qui prépare actuellement la mise en bouteille de son millésime 2017, dit avoir appris « par la presse » que son vin avait été choisi par le couple princier et affirme ne pas savoir quelle année a été servie, indiquant simplement que sur le marché se trouvent actuellement les 2015 et 2016.

En septembre dernier, les ventes de lentilles vertes du Puy (Haute-Loire) avaient bénéficié d’un coup de pouce involontaire de la famille royale britannique, quand la presse avait révélé qu’elles figuraient au menu de l’école maternelle du petit prince George, fils du prince William et de Kate Middleton.