USA: le déficit commercial se réduit encore en février notamment avec la Chine et l’UE

Le déficit commercial des Etats-Unis s’est de nouveau réduit en février (-3,4%) grâce à une baisse des importations en provenance de Chine et de l’Union européenne, a annoncé mercredi le département du Commerce.

Le déficit des biens et services s’est établi à 49,4 milliards de dollars, avec des exportations en hausse de 1,1% à 209,7 milliards et des importations en hausse de 0,2% à 259,1 milliards, selon les données du ministère, qui sont corrigées des variations saisonnières.

Les analystes s’attendaient à un recul moindre du déficit à 54 milliards de dollars, après une chute de 14,6% en janvier à 51,1 milliards. Il faut remonter à juin 2018 pour trouver un déficit commercial inférieur (46,91 milliards).

Globalement, le département du Commerce américain relève une hausse des exportations d’avions civils (+2,2 milliards de dollars), des biens d’équipement (+2,1 milliards) ainsi que des biens du secteur automobile (+600 millions). Les exportations de services ont, elles, augmenté de 200 millions pour se hisser à 70,1 milliards de dollars.

L’administration Trump, qui a infligé des taxes douanières supplémentaires sur plus de 250 milliards d’importations chinoises, relève que le déficit des biens avec Pékin s’est réduit de 9,3% à 30,1 milliards de dollars sous l’effet d’une hausse des exportations notamment de soja (+1,6 milliard) et d’une baisse des importations (-1,5 milliard).

Le déficit des biens avec l’Union européenne a également nettement diminué (-5,3%) à 12,4 milliards. Non corrigé des variations saisonnières, c’est le déficit le plus bas depuis janvier 2016, précise le département du Commerce. Ces données interviennent alors que Donald Trump a engagé un bras de fer avec l’UE pour que ses pays membres ouvrent davantage leur marché aux produits américains.

Pour éviter une guerre commerciale avec Washington qui menace de surtaxer le secteur automobile, les Etats de l’UE ont approuvé lundi l’ouverture de négociations commerciales avec les Etats-Unis malgré le refus affiché de Paris de négocier avec un partenaire hostile à l’accord mondial sur le Climat. Pour autant, Bruxelles a dévoilé mercredi une longue liste de biens manufacturés aux Etats-Unis qui pourraient être taxés jusqu’à hauteur de 12 milliards de dollars, allant du ketchup aux pièces détachées de voiture, en guise de « contre-mesures » aux subventions américaines à Boeing.