
Le 23 octobre sera présenté le Südspitol qui devrait ouvrir ses portes dans huit ans sur le territoire d’Esch-sur-Alzette. La bourgmestre Vera Spautz, invitée aux Bistrot du Jeudi consacré aux retombées de l’université de Belval, est très enthousiaste après avoir pris connaissance en avant-première des résultats du concours d’architecture. « Là aussi, il y aura des retombées pour la commune et même au-delà » se réjouit-elle. Tant qu’à faire, pourquoi ne pas lier les deux: l’université et le Centre hospitalier Emile Mayrisch nouvelle génération et enfin créer une faculté de médecine au Luxembourg?
La question s’adresse sans détour à Marc Hansen, le secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur et à la Recherche et son voisin de table ronde pour la soirée.
« Nous réfléchissons effectivement à une Luxembourg Medecine School, soit une entité plus petite qu’une faculté complète » tempère Hansen. Deux études en ce sens ont déjà été menées et présentées mais « il y a beaucoup de problèmes liés à la faisabilité. C’est un dossier très sensible et très complexe ».
D’ailleurs pourquoi une fac de médecine? « Si le seul argument est de palier à la pénurie des médecins ici, ce n’est pas suffisant » balaye-t-il. Surtout que la facture serait lourde pour l’Etat. Marc Hansen table sur une dotation supplémentaire de 70 millions d’euros pour l’université.
C’est pourquoi le gouvernement planche sur une alternative sous la forme d’une collaboration plus étroite avec les universités de la Grande-Région. Une étude est en cours dont les résultats sont annoncés pour avril ou mai 2016.
«L’impact sera grand, pas seulement sur l’université, mais aussi sur les hôpitaux luxembourgeois. Il y a déjà des étudiants au Centre hospitalier de Luxembourg, qui viennent de Nancy ou d’ailleurs » argumente Marc Hansen.
Une autre piste est également celle de choisir quelques spécialisations. L’exemple cité est celui de la biomédecine, un secteur qui connaît déjà des investissements importants.
Il y a donc des pistes mais, « on est loin d’une décision politique sur le sujet » conclut le secrétaire d’Etat.
Laurence Harf
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