Une douzaine de commissariats de police en suspens: Premier round avec les communes

Andrée Colas (1g) conseillère du Ministre, le Directeur Général de la Police grand-ducale Phlippe Schrantz (2g), le Ministre de la Sécurité intérieure Etienne Schneider (3g) et la Secrétaire d'Etat Francine Closener (4g), ©Editpress/Jean-Claude Ernst

L’audit externe de la police grand-ducale avait débuté en octobre 2014 sur demande du ministre de la Sécurité intérieure, Etienne Schneider, et les conclusions avaient été présentées en juin 2015. Parmi les constats, l’audit pointait du doigt les (trop) petites structures locales, quand la majorité des commissariats comptent moins de 6 policiers. Nombreux sont ceux qui ont des horaires d’ouverture réduits à 40 heures par semaines, soit du lundi au vendredi de 08 à 10.00h et de 16.00 à 18.00h. Il faut ainsi souvent choisir entre rester au bureau ou effectuer des patrouilles.

«La réorganisation (surpalocale) s’impose», selon la documentation présentée par la police grand-ducale. Laquelle promet entre autres 70 heures de fonctionnement par semaine, soit 14 heures par jour, de 6.00 à 20.00h ou de 7.00 à 21.00h. Mais aussi plus d’agents et de patrouilles par unité.

La formule actuellement sur la table a été « recommandée » par l’audit, puis « discutée et proposée » par le groupe de travail « réorganisation territoriale » et enfin « validée » par le directeur général. Les critères pris en compte mélangent la criminalité, la densité de la population, la présence sur le terrain, la charge de travail, le rayon d’action, les infrastructures existantes et la notion de service équitable au citoyen. Conclusion, plus d’une douzaine de commissariats sont sur la sellette. Et des bourgmestre en colère qui dénoncent un manque de dialogue.

17 invités

Pourtant, le ministre l’a dit et redit, rien ne se fera sans l’accord des communes concernées. D’où l’invitation, ce 1er février lancée au Syvicol et à 17 bourgmestres : Mondercange, Mondorf-les-Bains, Käerjéng, Roeser, Niederanven, Vianden, Wiltz, Parc Hosingen (pour le commissariat de Hosingen), Commune du lac de la Haute-Sûre (Bavigne), Grosbous, Rambrouch, Larochette, Wasserbillig, Wormeldingen, Betzdorf (Roodt-sur-Syr), Contern (Moutfort) et Bertrange.

A l’issu d’une matinée de discussion, le ministre et la secrétaire d’Etat à la Sécurité intérieure, Étienne Schneider et Francine Closener, se veulent optimistes : « Nous avons tous le même objectif : plus de sécurité et plus de présence policière sur le terrain » a commenté le ministre.

Phases test

Pour le directeur général de la police, Philippe Schrantz, il est normal que les communes veuillent des garanties quant à l’efficacité d’une telle réorganisation. Des phases de test et de transition ont été discutées. Notamment à l’aulne de deux projets pilotes, dont la fusion entre Heiderscheid et Bavigne, et le commissariat Syrdall, qui couvre Roodt-sur-Syr et Schuttrange. Des entrevues individuelles avec les communes concernées sont aussi annoncés.

Toujours dans le souci d’augmenter la présence sur le terrain, le ministre avait déjà annoncé précédemment le recrutement de 320 nouveaux policiers d’ici 2018 et de 30 civils pour décharger les policiers de certaines tâches administratives et techniques.

Laurence Harf

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