La croissance économique est certes favorable au développement, mais ne parvient pas toujours à améliorer les conditions de vie de tous les individus si on regarde une analyse du STATEC.
Pour la période 2009-2013, les résultats montrent une augmentation du taux de pauvreté pour les travailleurs non qualifiés au Luxembourg. Les indicateurs de santé indiquent eux aussi des conditions en dégradation. Touchées sont les personnes âgées de 50 à 64 ans, avec un niveau d’éducation secondaire ou tertiaire.
Donc, pour évaluer la croissance qualitative d’une économie, le PIB, qui mesure la production des biens et de services, ne sont pas suffisants.
D’autres indicateurs, découplés du PIB, captant la protection de l’environnement, la répartition des revenus et du patrimoine, de la qualité de la vie et du bien-être doivent également être mis en perspective.
Découplage favorable : la croissance du PIB de plus de 25% entre 2005 et 2015 (voir graphique) qui va de pair avec une réduction des émissions de CO2. Depuis 2014, elles sont en baisse de 19% par rapport à 2005.
Cette tendance met en exergue un des facteurs de la croissance qualitative, qui peut être également évaluée à l’aide d’autres indicateurs tel que l’intensité carbone du IB.
Ce dernier retrace la quantité de CO2 émise pour produire une unité de PIB, et a baissé de 35% en 10 ans.
Alors que le PIB a augmenté significativement, les conditions de travail se sont dégradées.
Pour la période 2009-2013, le nombre de chômeurs de longue durée a augmenté. Les plus affectées sont les personnes âgées de 35 à 49 ans, et celles avec une éducation primaire ou tertiaire. En outre, la part des individus travaillant plus de 50 heures par semaine a augmenté de 3.6% en 2009 à 6.5% en 2013. Avec à la clé une détérioration de l’équilibreentre vie privée et vie professionnelle.
Comme dans la plupart des pays développés, la croissance économique que connait le Luxembourg depuis de nombreuses années s’est traduite par une augmentation tendancielle des inégalités de revenus, surtout depuis 2009.
Les revenus continuent certes de progresser, mais en grande partie par l’effet de l’inflation.
En retirant cet effet, le pouvoir d’achat réel des ménages de la classe moyenne a stagné depuis plusieurs années. Depuis 2011, ce sont avant tout les personnes les plus aisées qui ont profité le plus de la croissance économique.
Concevoir un autre modèle économique et social.
Le gouvernement organisera sous le mot-clé « qualitative Wuesstem » plusieurs événements pendant le mois de novembre 2016 auxquels le grand public est invité.
Communiqué




