Société/ Les trams de l’histoire

Alain Ducat / Serait-ce le nouveau placebo? Pas le groupe, le médicament miracle, le remède jouant sur l’autosuggestion. Presque la panacée, par son côté universel! Quoi ça? Mais, le tram pardi! Ce sympathique moyen de locomotion – ce que nul ne lui conteste – met sur la voie de la guérison toute congestion de trafic aiguë.

En tout cas, les politiques semblent inspirés. Super-héros face aux difficultés du quotidien, ils sont prêts à jouer cette carte de transport sur tous les fronts. Le retour de wattman?

Des idées à mobilité libérée poussent aux quatre coins du pays. Ce sont les chemins de fer vicinaux, version contemporaine, à la mode durable, bientôt sur rails ArcelorMittal compatibles.

Déjà, les bonnes nouvelles s’alignent sur l’existant. En Ville, trois stations de plus seront inaugurées, au Limpertsberg et Place de l’Etoile, le 27 juillet. Bien vu, afin que le tronçon soit gratuit pour les fêtards durant la période de la Schueberfouer. Un tramway nommé plaisir?

Intéressant ce retour en grâce. Les plus anciens se souviennent du réseau de tramway de Luxembourg qui a fonctionné jusqu’en 1964. Son compère de la Minett avait sillonné Esch jusqu’en 1956. Tout ça a été démantelé, sacrifié sur l’autel des bus et de l’omniprésente voiture individuelle. Aujourd’hui, on reparle d’unir les deux premières cités du pays par les liens d’un tramway express.

L’histoire a eu les mêmes élans dans quantité de villes du monde. Le Luxembourg, séduit, suit et s’adapte. Drôle de trame?