Société /Noir c’est noir…

Thierry Nelissen / La semaine prochaine, le CSV présentera les lignes maîtresses de son programme électoral qui sera, lui, publié dans le détail un mois avant les élections du 14 octobre. En attendant, comme pour se chauffer, il étrille la coalition laïque qui, c’est vrai, ne manque pas de lui fournir les verges pour se faire battre.

C’est que ça sent l’écurie chez les chrétiens-sociaux: le pouvoir est à un glissement d’urne. S’ils s’affichent en orange, on les appelle encore parfois les «noirs», comme la soutane. Mais des oranges, ils ont dû en dévorer pendant leur exil hors des ministères, lâchés rapidement par leur «patron» Jean-Claude Juncker, pour qui Bruxelles avait plus de saveur que l’île d’Elbe ou la Chambre des députés. A force de se faire appeler narquoisement «Monsieur le chef de fraction», on se réoriente plutôt que de broyer des idées… noires. Voilà donc la voie ouverte à Claude Wiseler, fort d’un référendum apocalyptique pour le gouvernement, et d’élections communales qui lui ont permis de faire monter la jeune garde. Un succès.

Nouvelle ère, nouveau parti? Pas facile de rénover une vieille maison comme le CSV… quand bien même il y en aurait la volonté. C’est du lourd, de l’intemporel. Tout près de Claude, il y a Luc (Frieden). L’esprit de Jean-Claude veille sur eux. Alors, un nouveau round annoncé, en cas de victoire, sur les modalités de lois concernant l’Eglise, le divorce, et la famille n’étonnera que les distraits politiques. Noir, c’est noir. Et ça nourrit un grand espoir.