Société / Les gilets au vert

Alain Ducat / A Robert Dennewald la palme de la petite phrase: «Je serai le gilet jaune du patronat», dit à Paperjam celui qui vient de quitter la Chambre de commerce, après la tête de la Fédération des industriels (Fedil). La couleur de son trois pièces de patron a dû faire s’étrangler plus d’un candidat aux élections sociales.

Arborant plutôt le vert de l’environnement pour une planète que l’on dit bleue, le Mouvement écologique de Blanche Weber se positionne, non sans pertinence, sur le fameux mégaprojet de Google pour Bissen, toujours dans les limbes quant à la décision du géant. Entre autres questions, il y a celle du ratio entre les avantages économiques et l’impact environnemental, notamment la consommation d’eau et d’énergie.

Car les études arrivent à une même conclusion: vers 2020, c’est demain, l’économie numérique – internet, réseaux, cryptomonnaies, blockchain, cloud, stockage de données, etc. – représentera au moins 20% de la consommation électrique de la planète. Un dossier chaud comme le climat.

C’est un des slogans des marches citoyennes et des appels qui se multiplient partout. En Belgique par exemple, les élèves ont des rassemblements hebdomadaires, où ces jeunes, bien connectés, réclament dans la rue une réelle volonté de préserver le futur, qui sera le leur ou nous noiera tous.

Des gilets verts en quelque sorte, dont la voix mérite d’être entendue avant d’être récupérée.

Il ne s’agit plus de défendre son lopin de terre. Mais, dans les rendez-vous de l’Histoire, d’éviter de poser un lapin à la Terre.