Thierry Nelissen / Une dame qui vit de ses charmes, et qui doit verser une grosse somme d’argent à un vieux monsieur pas très net, cela sent un peu le travail forcé à Pataya ou Amsterdam. Pourtant, on est loin des alcôves sulfureuses: c’est la Maison Blanche et ses salons cosy, décorés avec mauvais goût depuis plus de deux cents ans par des first ladies parfois nunuches, mais toujours désœuvrées, qui servent de toile de fond à la mystérieuse transaction.
Ah, si les tapis du bureau ovale pouvaient parler, ils bruisseraient bien sûr des rapports de stage faits à William Clinton ou des exercices de l’hyperactif Jack Kennedy. Mais depuis la famille Bush et le couple Obama, on avait un peu perdu l’habitude de lier ce lieu de pouvoir à l’exercice de la copulation.
Heureusement, il y a Donald. Alors que de nombreux penseurs pratiquent l’onanisme philosophique en se demandant lequel, de l’argent ou du sexe, mène le monde, le président orange répond à la question: «Les deux, mon général!»
Praticien des montages financiers audacieux comme des relations intimes explosives, le milliardaire touchera peut-être de l’actrice porno Stormy Daniels la coquette somme de 293.000 dollars. La comédienne, qui dit avoir eu une relation avec Trump, l’avait attaqué pour des propos publics un peu vifs tenus à son égard. «Liberté d’expression», a tranché le juge, en condamnant l’actrice, essentiellement, au remboursement des frais d’avocats… soit 840 dollars de l’heure! Dans cette histoire, la call-girl n’est pas celle qu’on croit.



