La SNCF va porter plainte après une série d’actes de malveillance en Moselle sur la ligne Metz-Luxembourg

La SNCF va porter plainte après plusieurs actes de malveillance mercredi matin sur son réseau en Moselle, à l’origine de fortes perturbations sur le trafic, notamment sur la ligne Metz-Luxembourg, a annoncé la direction régionale dans un communiqué.

Déclenchement d’une alarme sur un poste d’aiguillage à Woippy, pétards déposés sur des voies: les incidents se sont produits pendant que des cheminots grévistes menaient des actions en Moselle. « Ces actes de malveillance intolérables engagent la sécurité du réseau ferroviaire », a souligné la direction qui « a décidé de porter plainte contre X ». « A 6H50, une alarme a été déclenchée au poste d’aiguillage de Woippy provoquant de fortes perturbations » et « des manifestants, présents sur le site ont déposé des pétards sur les voies », a rapporté la SNCF ajoutant qu’à « 7H25, des manifestants ont envahi les voies à Uckange avec torches et pétards ».

Conséquences: les circulations de trains dans les deux sens ont été interrompues entre Metz et Luxembourg pendant plus d’une heure, et une vingtaine de minutes entre Metz et Thionville.

Les perturbations ont provoqué la suppression de 10 TER et des retards de 30 minutes à 1H30 pour 8 autres, selon la SNCF.

« Plusieurs milliers de voyageurs ont subi les conséquences » de ces incidents notamment sur la ligne Metz-Luxembourg, empruntée chaque jour par quelque 10.000 voyageurs et travailleurs frontaliers, a-t-elle souligné.

Contactée par l’AFP, la direction régionale n’était pas en mesure d’établir un lien de causalité entre les incidents et les actions de cheminots grévistes. « Il est trop tôt pour dire qui est à l’origine de ces actes. L’enquête dira quel type de manifestants il y avait. Il peut y avoir des perturbateurs. Dès lors qu’il y a actes de malveillance, on ne peut pas dire qu’il s’agit de manifestants SNCF », a-t-elle relevé. Le directeur régional TER Grand Est, Vincent Téton, a condamné « avec la plus grande fermeté ces actes de malveillance inacceptables », dans un communiqué.

Le président de la région Grand Est, Jean Rottner (LR), a évoqué des « actes de sabotage » et condamné « fermement des actes irresponsables commis sur la ligne Metz-Luxembourg ». « Un palier a été franchi », a souligné le président de la Région. « Si l’action syndicale doit être respectée, les dérives observées ce matin doivent, elles, être durement sanctionnées par la direction de la SNCF », a-t-il ajouté.