Sept pays européens vont respecter l’engagement budgétaire de l’OTAN

NATO Secretary General Jens Stoltenberg

Sept pays européens de l’Otan consacreront 2% de leur PIB à leurs dépenses pour la Défense en 2018, a annoncé mardi le secrétaire général de l’Alliance, un chiffre qui ne devrait pas contenter le président américain Donald Trump à la veille d’un sommet transatlantique.

« Les États-Unis dépensent beaucoup plus que tout autre pays pour protéger », a tweeté le président américain mardi avant son départ pour l’Europe. « Ce n’est pas juste pour le contribuable américain », a-t-il affirmé.

« Le partage du fardeau n’est pas équitable », a reconnu le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg lors de la présentation du sommet à la presse. « Je ne serais pas surpris que les dépenses de défense donnent lieu à une discussion vigoureuse entre les alliés », a-t-il prédit.

Les 29 membres de l’Otan se sont engagés à consacrer 2% de leur PIB à leurs dépenses pour la Défense en 2024.

Quatre sont déjà à ce niveau –Etats-Unis, Royaume-Uni, Grèce et Estonie– et quatre autres –Lituanie, Lettonie, Pologne et Roumanie– le seront pour la fin de l’année, a assuré Jens Stoltenberg.

La France s’est engagée à atteindre cet objectif en 2025. Elle est à 1,81% en 2018.

Mais quinze pays, dont l’Allemagne, sont encore sous la barre de 1,4% de leur PIB.

« Des progrès considérables ont été accomplis, mais le chemin est encore long et il faut redoubler les efforts », a insisté M. Stoltenberg. « Les alliés ne doivent pas augmenter leurs dépenses pour plaire aux Américains mais parce que c’est dans leur intérêt », a-t-il souligné. « C’est nécessaire parce que nous vivons dans un monde imprévisible », a-t-il ajouté. « Je ne dis pas qu’ils dépensent suffisamment, mais c’est un bon début », a commenté le chef de l’Otan en saluant l’impulsion donnée par le président Trump à l’augmentation des efforts consentis par les alliés.

Mais la première économie d’Europe, l’Allemagne, reste très en deçà de l’engagement avec 1,24% de son PIB consacré à la Défense en 2018. « Je m’attends à ce qu’elle fasse plus », a déclaré Jens Stoltenberg.

L’Allemagne est la cible des invectives de Donald Trump qui a adressé une lettre à la chancelière Angela Merkel pour la rappeler à l’ordre Le président américain a adressé des courriers similaires à huit autres pays, dont le Canada et la Norvège, pays natal de Jens Stoltenberg. Selon les analystes, Berlin devrait plus que doubler ses dépenses pour la défense entre 2017 et 2024.