Sanem s’oppose au contournement de Bascharage

La commune de Sanem conteste fortement le projet du gouvernement pour la réalisation du contournement de sa voisine de Bascharage. Elle lance un appel à toutes et à tous de changer d’attitude et de déployer d’autres solutions pour gérer le problème du trafic afin de préserver l’environnement de manière durable et efficace.

Bascharage et de Belvaux (commune de Sanem) voient passer chaque jour entre 19.000 et 22.000 véhicules par l’avenue de Luxembourg, le résultat, selon les autorités de Sanem, d’un aménagement désordonné et irréfléchi depuis plus de 40 ans. Ainsi, la qualité de vie locale est négativement affectée. Malgré cela, le gouvernement est favorable à la construction d’une route supplémentaire. Celle-ci amputera Sanem de 4,2 km de terrain et détruira une partie de la zone classée Natura 2000 dénonce la commune.

Elle propose pourtant des alternatives au contournement:

Afin d’augmenter la qualité de vie et de réduire la pollution, Sanem conseille d’utiliser les transports en commun, d’aménager une piste cyclable et de promouvoir la mobilité douce. Selon la commune, pour parvenir à ces objectifs il faut, entre autres, installer deux bus à haut niveau de service, un aménagement couloir réservé aux bus et la mise en service de bus hybrides. L’installation d’un «park & ride» parait logique afin de faire fonctionner tout le concept. Par conséquent, la création d’un parking à étages près de la gare de Bascharage pour plus de places de stationnement est suggérée par les représentants de Sanem.

En outre, elle encourage non seulement les habitants de cette région mais tout le pays à opter pour le covoiturage et avoir recours à l’électromobilité. Une mise en place de ces méthodes permettra de réduire efficacement le nombre de véhicules, les gaz nocifs, le stress, les embouteillages et les places de parkings en général.

D’autres solutions, comme l’installation des feux rouges intelligents pour améliorer la circulation et donner la priorité aux bus ou encore l’aménagement de ronds-points provisoires à des endroits stratégiques pour tester leur fonctionnement, sont envisagées.

La commune de Sanem argumente que les rares zones de récréation doivent être préservées et tout projet qui vise à diminuer la qualité de vie des environs devrait être empêché. La zone Natura 2000 ne devra donc pas subir des conséquences néfastes, comme ce site naturel est classé selon une directive de l’Union européenne.

La zone Dreckwiss bénéficie d’ailleurs déjà de mesures de compensation dans le cadre de la mise à double voie ferroviaire entre Pétange et Luxembourg. Aucune autre mesure compensatoire ne lui devra être imposée dans un si bref délai, estime Sanem.

T. W.