« La Russie sans la neige, ce n’est pas la Russie »

Des premiers flocons de novembre au dégel en avril, une armée de déneigeurs envahit les rues de Moscou.

« La Russie sans la neige, ce n’est pas la Russie », énonce Alexeï Babounachvili, alors que derrière lui un camion déverse 30 m3 de neige sale dans une cuve remplie d’eau chaude. M. Babounachvili dirige un centre où est déposée la neige accumulée.
Selon les statistiques officielles, la ville de Moscou a dépensé cette année la somme record de six milliards de roubles (près de 80 millions d’euros) dans l’usage de ce sel de déneigement.

Le climat rude qui règne l’hiver à Moscou, bien plus que dans les grandes villes occidentales, explique selon lui l’usage important de ce produit. Près de 60.00 agents et 14.000 véhicules sont employés par le service des routes de Moscou pour le déneigement, sans compter les travailleurs d’autres services ou d’entreprises privées.