Retard à l’allumage

Photo: archives
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Publication des résultats du premier semestre de SES.

Malgré une baisse comptable du bénéfice net de 10,3% par rapport au premier semestre 2012, la croissance reste au rendez-vous. Explication.

L’arrêt des transmissions analogiques en Allemagne au profit de la transmission digitale produit encore ses effets dans les comptes de SES.

Ainsi, si la croissance du chiffre d’affaires pour le premier semestre 2013 progresse de 2,1% à 910,5 millions d’euros par rapport au premier semestre 2012, sans cet arrêt, la progression aurait été de 7,2%. Et au lieu de dévoiler un ebitda en baisse de 0,5% à 662 millions, la croissance aurait atteint 6,4%. Au final, le résultat net part du groupe diminue de 10% à 268 millions d’euros.

Pas de quoi inquiéter Romain Bausch, le président et CEO de l’opérateur de satellites. Celui-ci met en avant la progression du carnet de commandes qui est passé de 6,8 milliards au 31 juin 2012 à 7,1 milliards à la fin de ce semestre.

Mieux, SES enregistre une croissance tous azimuts. «La croissance de SES se confirme sur tous les marchés. Au-delà de l’arrêt des transmissions analogiques en Allemagne en avril 2012, qui entrave la comparaison directe d’une année sur l’autre, la croissance sous-jacente s’est accélérée. Nous avons, depuis, lancé et allons mettre en service le satellite SES-6, l’un des piliers de notre croissance future. La liste impressionnante des contrats récemment signés avec des opérateurs de plates-formes de télévision en réception directe par satellite témoigne du succès de notre stratégie de croissance dans les marchés émergents…

[cleeng_content id= »447106805″ description= »Pour lire la suite de cet article, vous avez la possibilité de l\’acheter à l\’unité ou via un abonnement » price= »0.49″ t= »article »]Le chiffre d’affaires réalisé dans ces régions a augmenté de 9,3% par rapport au premier semestre 2012», détaille le CEO.

Nouvelles fourchettes

Autre vecteur de croissance pour les mois à venir, O3b Networks, société dans laquelle SES détient 47% du capital, devrait démarrer ses opérations commerciales d’ici la fin de l’année.

Pour mémoire, O3b Networks permettra d’offrir aux régions isolées une connectivité de qualité et bon marché. Les satellites d’O3b Networks seront contrôlés depuis le siège de SES, à Betzdorf. En attendant les retombées positives espérées, SES Group a revu à la baisse ses prévisions de croissance du chiffre et de l’ebitda publiées à la fin de l’exercice 2012.

Ce n’est pas l’arrêt des transmissions analogiques en Allemagne qui en est la raison mais le retard pris en matière de lancement de nouveaux satellites.

Ce retard aura un impact à hauteur de 18 millions d’euros sur le chiffre d’affaires et un effet important sur la croissance de l’ebitda. Sans cependant, précise SES, affecter le rendement espéré conformément à la nature de l’activité de l’opérateur, qui s’inscrit par nature sur le long terme.

Pour l’année prochaine cependant, la progression prévue du chiffre d’affaires passe d’une fourchette de 4 à 5% à une fourchette de 3 à 4%. Partie du même niveau, la croissance de l’ebitda est désormais estimée dans une fourchette comprise entre 2,5% et 3,5%.

Pas de quoi affoler les investisseurs qui devraient profiter dans les mois qui viennent de la hausse du cash-flow disponible suite à la baisse normale et cyclique des investissements en matière de satellites.

Des fonds que SES prévoit d’affecter à de nouveaux investissements, à des acquisitions et également aux actionnaires sous forme de dividendes exceptionnels ou de rachats d’actions.

Romain Bausch a également confirmé son départ et son remplacement par Karim Michel Sabbagh, actuellement membre du conseil d’administration.

Marc Fassone[/cleeng_content]