Référendum : Une campagne de 4 semaines à 100.000 euros

Ils ont signé l'accord: (assis de gauche à droite) Christian Kmiotek (déi gréng), Claude Haagen etYves Cruchten (LSAP), Gilles Baum (DP), (debout) David Wagner (déi Lénk), Laurent Zeimet (CSV) et Jean Schoos (ADR). (Photo: Editpress/Jean-Claude Ernst)
Ils ont signé l'accord: (assis de gauche à droite) Christian Kmiotek (déi gréng), Claude Haagen etYves Cruchten (LSAP), Gilles Baum (DP), (debout)  David Wagner (déi Lénk), Laurent Zeimet (CSV) et Jean Schoos (ADR). (Photo:  Editpress/Jean-Claude Ernst)
Ils ont signé l’accord: (assis de gauche à droite) Christian Kmiotek (déi gréng), Claude Haagen etYves Cruchten (LSAP), Gilles Baum (DP), (debout) David Wagner (déi Lénk), Laurent Zeimet (CSV) et Jean Schoos (ADR). (Photo: Editpress/Jean-Claude Ernst)

Les six partis politiques représentés à la Chambre des députés ont signé un accord pour encadrer  la campagne et en limiter les frais en vue du référendum du 7 juin. LSAP, DP, Déi Gréng, CSV, ADR et Déi Lénk s’engagent à mener une campagne « loyale et objective ».

La campagne d’information est limitée à quatre semaines et débutera donc le lundi 11 mai. Elle ne devra pas coûter plus de 100.000 euros (hors TVA) par parti, comprenant des annonces dans la presse écrite, des annonces payantes sur internet, une distribution toutes boites, l’impression et le collage du matériel sur les espaces de l’affichage public.

Pas question par contre, de produire des spots télé, radio ou cinéma, de courriers directs aux électeurs, d’investir les bus ou les abribus, d’installer des affiches géantes et des pancartes le long des routes ou de distribuer des gadgets, hormis un « sytlo-bille classique ».

Les comptes de campagne sont à publier avant le 31 décembre 2015.

La société civile aussi

Plus étonnant, les signataires lancent aussi un appel aux organisations de la société civile « de ne pas s’engager dans une compétition d’affichage « pour » et « contre », mais de se limiter aux espaces prévus de l’affichage publique.» Les signataires veulent se consulter si une demande de permission de voierie devait être introduite auprès de l’administration en vue d’installer des pancartes ou des bannières le long de des routes.

Le Parti des Pirates – comme le KPL et le PID – n’a pas signé cet accord négocié à huis clos, estimant que chaque parti doit être libre de s’adresser aux électeurs comme il le souhaite. « Le référendum est trop important pour qu’on se tienne à des limitations artificielles » estime le président Sven Clement. « Le seul fait que cet accord soit encore plus restrictif que les deux précédents montre que les signataires n’ont pas envie de discuter avec les citoyens, mais ressentent ce référendum comme une corvée.» De toute façon, le petit parti annonce un budget de 10.000 à 15.000 euros, soit nettement sous la barre des 100.000 euros fixée par l’accord.

Pour comparaison, l’accord équivalent pour les dernières élections européennes, en mai 2014, plafonnait les dépenses médiatiques à 65.000 euros par parti (hors distribution toutes boites, affiches et gadgets) et limitait la durée de la campagne à 3 semaines. Pour les législatives anticipées d’octobre 2013, l’accord prévoyait 75.000 euros de dépenses dans les médias.

Déi Lénk avaient refusé de signer ces deux accords. Cette fois-ci, ils sont de la partie.

Laurence Harf

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