Radi… celle

Voilà, c’est parti pour des jours de superlatifs, des renvois d’ascenseur et autres coups d’encensoir – ou de Jarnac. Je ne parle pas de présidence mais… de Cannes, là où, du haut d’un escalier, ce qui se congratule… ne vaut parfois pas un radis – celui-là que «les lascars qui nous gouvernent ne sauraient pas faire pousser et qui pourtant fixent le prix de la betterave» (pastiche d’Audiard).
Le radis, l’un des plus anciens légumes cultivés par l’homme, qui s’offrait jadis en cas d’indigence – donnant naissance à l’expression «ne pas avoir un radis» – se consomme donc avec ou sans le sel… de la vie. En tout cas, dans notre envie de garder un jardin secret, la vie vient souvent y planter des radis – roses, noirs, si possible pas creux – plutôt… que de l’oseille.
En trahison, le lilas, parfumeur de poèmes, en connaît aussi un chapitre… si l’on en croit Brel qui attend Madeleine alors qu’il pleut sur ses lilas, et Madeleine n’arrive pas. Preuve que les fleurs, c’est périssable.

Marie-Anne Lorge