
Elections: la Confédération luxembourgeoise du commerce (CLC) dévoile ses revendications.
Pour la CLC, soutenir l’économie, c’est donner la priorité au logement.
Bien entendu, les 58 fédérations professionnelles du commerce, du transport et des services affiliées à la CLC plaident en faveur de la libéralisation totale des heures d’ouverture des commerces, d’un soutien public plus volontariste du secteur des technologies ou bien encore pour une évaluation continue et systématique de l’impact de toute nouvelle réglementation sur les PME.
Ce sont autant de points qui les intéressent très directement.
Mais leur «catalogue» de revendications, élaboré alors qu’approchent les élections, dépasse largement le cadre des intérêts disons très personnels, pour se pencher aussi sur des problèmes plus généraux qui mêlent économie, société et environnement.
Des thématiques que recoupe notamment la question du logement.
[cleeng_content id= »492451292″ description= »Pour lire la suite de cet article, vous avez la possibilité de l\’acheter à l\’unité ou via un abonnement » price= »0.49″ t= »article »]Pour dénoncer son coût et ses conséquences directes.
«Les personnes à revenus faibles dépensent jusqu’à 49% de leur revenu pour se loger, contre une moyenne nationale de 29%», a rappelé Gary Kneip, le président de la CLC, lors de la présentation du document à la presse.
Première conséquence: une partie de la population n’a d’autre choix que de vivre loin de son lieu de travail tandis que les frontaliers hésitent à s’installer au Luxembourg.
C’est donc sur les routes que tout le monde se retrouve, avec à la clef une congestion des axes routiers.
La méthode
Plus dommageable encore, les frontaliers, une fois pensionnés, consomment hors des frontières. Autres effets du coût trop important du logement, il grève le pouvoir d’achat, ce qui pénalise la relance de la consommation et contribue à exercer une pression sur les salaires et les revenus.
Voilà pour l’analyse.
Face à ce constat, la CLC avance différentes revendications. Deux réformes, tout d’abord. La première visant à modifier la loi relative à l’aménagement communal et au développement urbain, et cela, afin de redistribuer les responsabilités entre les communes et l’Etat et accélérer ainsi les différentes procédures.
La seconde concerne la loi dite «pacte logement» et viserait à obliger les communes à appliquer des taxes dissuasives sur les immeubles vides et les terrains à bâtir où les travaux n’ont pas commencé.
L’organisation appelle également de ses vœux un changement de paradigme radical de la politique du logement en mettant l’accent sur le logement locatif, où l’offre à prix modéré est dérisoire compte tenu des besoins. Enfin, aux yeux de la CLC, il est aussi nécessaire de donner aux opérateurs privés un accès à la construction de logements locatifs à coût modéré, en introduisant un nouveau modèle de développement et de financement de logements à loyer modéré permettant à des jeunes familles à faible revenu de se loger décemment, puis éventuellement de devenir propriétaires de leur logement dans le cadre d’un droit de préemption.
Au-delà de la dimension sociale, il s’agit bien entendu, comme indiqué plus haut, de favoriser la consommation.
Autrement dit, de permettre à la population de se loger pour lui donner davantage de moyens de sortir de chez elle pour consommer.
Une vraie démarche win-win (gagnant-gagnant), pour reprendre un concept à la mode.
Fabrice Barbian[/cleeng_content]




