Prose du réel / La liste rouge

Citons d’abord Herman Melville, dans Moby Dick: «(…) il n’est de folie chez aucun animal de cette terre que ne surpasse infiniment la démence des hommes.»
Catégorie «vulnérables». L’agami vert des forêts au sud du fleuve Amazone. L’aigle ibérique. L’aigle impérial dont les ailes déployées peuvent dépasser les deux mètres. L’amazone à nuque dorée. Le bison d’Europe. Le boa de la Jamaïque. Le cacatoès à huppe rouge. La chevêchette des nuages. Le cerf des marais. Le faucon gris. Le koala. Le léopard. Le martin-pêcheur flamboyant. L’ours blanc. L’ours bleu du Tibet. Le panda géant. Le pélican frisé, le plus grand des pélicans. Le requin pèlerin. Le tapir du Brésil. Le tétras pâle. Le yak.
Catégorie «en danger». L’aigle des steppes. L’ariane à ventre roux, colibri des Andes. La baleine bleue. La baleine franche. Le bonobo. La buse à dos gris. Le cheval de Przewalski, jamais domestiqué. Le colibri comète. Le dauphin de l’Indus. L’éléphant d’Asie. L’éléphant de forêt d’Afrique.
Six espèces de gibbons. L’hirondelle sombre. L’ibis nippon. La loutre géante, victime du braconnage. La loutre marine. Le macaque maure. Le manchot antipode. L’okapi.
L’ornithorynque. La panthère de Ceylan, celle de Perse et la panthère des neiges. La perruche nocturne. Le pigeon rose. Le rat-kangourou géant. Le renard de Darwin. Le renard volant des Mariannes et celui des Philippines.
Le saumon du Danube. La souris côtière des moissons. Le tigre. La tortue des bois. Le vautour charognard, qui n’a pas peur de l’humain. Le magnifique zèbre impérial.
Puis la catégorie «en danger critique d’extinction». L’albatros d’Amsterdam, l’un des plus grands de sa famille. L’âne sauvage d’Afrique. Le chameau sauvage de Tartarie. La colombe aux yeux bleus. Le condor de Californie, suite à l’arrivée des pionniers. Le dauphin à front blanc. L’éléphant du Bornéo et celui du Sri Lanka. L’esturgeon d’Europe, en surexploitation. Le gavial du Gange. La gazelle dama, la plus grande d’Afrique. Le gibbon noir. Le gorille. La grue de Sibérie. Le guépard asiatique. Le héron impérial. L’ibis géant. Le léopard d’Arabie. Le loup rouge, Amérique du Nord. Le lynx d’Espagne. Le martin-pêcheur à large bande. L’orang-outan de Bornéo et de Sumatra. Le léopard de l’Amour et la panthère de Java. Le paresseux nain, victime du tourisme. La perruche à ventre orange. Quatre espèces de rhinocéros. La salamandre géante de Chine. Le singe-araignée. Six espèces de tortues. Le vautour royal. Le vison d’Europe.
Et la catégorie «éteints». L’ara tricolore. Le dauphin de Chine. Le dodo, moins d’un siècle après l’arrivée des Européens. Le grand pingouin. Le grizzly de Californie. Le lion de l’Atlas. Le lion du Cap. Le loup des Falkland. Le merle de Grande Caïman. La perruche de paradis. Le rhinocéros noir de l’Afrique de l’Ouest, éteint en 2011.
La rousserolle rossignol. Le tigre de Bali, de Java et de la Caspienne. La violette de Cry. Le vison de mer.
Ce qui précède est un échantillon. L’actuel président des Etats-Unis vient de ré-autoriser la chasse à l’ours et au loup, depuis des hélicoptères et des avions, et «jusque dans leurs tanières».
Tom Nisse