Pas de grand déferlement de la presse internationale au centre de Conférences européen du Kirchberg pour le lancement politique de la présidence luxembourgeoise de l’Union européenne, et la visite à Luxembourg de la Commission européenne.
Quand Jean-Claude (Juncker) rencontre Xavier (Bettel), on est presque dans l’initimiste. Une partie de la conférence de presse conjointe du président de la Commission européenne et du Premier ministre luxembourgeois se tiendra d’ailleurs en luxembourgeois.
Mais c’est de Grèce qu’il est beaucoup question, les deux hommes s’accordant à dire qu’un « non » affaiblira considérablement la position de la Grèce en négociation, et pas le contraire, et qu’un « oui » mènera déjà lui-même à des tractations difficiles. Xavier Bettel entend placer la présidence du Luxembourg sous le signe de la confiance, cette confiance qu’il accuse le Premier ministre Grec d’avoir minée: « Nous avons passé deux jours ensemble à Bruxelles; pas une fois il n’a évoqué l’idée d’un référendum. Il faut que nous apprenions tous à tenir à Bruxelles le même langage que celui que nous tenons de retour au pays. »
Bettel a rappelé les priorités de la présidence luxembourgeoise. Et comme, selon celles-ci, le citoyen doit être au centre du jeu, il annonce l’organisation en novembre d’un vaste débat sur le TTIP, associant syndicats et patrons. Il se fait fort aussi de soumettre au prochain Conseil de l’Union, en bonne intelligence avec le président de la commission, un projet d’accord sur la répartition des migrants, susceptible d’être accepté par tous.
Thierry Nelissen




