Pour une culture du business créatif

Le Luxembourg participe à la Creative Business Cup
 
C’est le projet «heated benches» de la société Stay concrete qui portera les espoirs du pays.

«La Creative Business Cup, c’est un peu les championnats du monde des entreprises créatives», si on en croit Louise Bang Jespersen, l’ambassadrice du Danemark au Luxembourg.

490_0008_11559481_creativeC’est dans ce petit pays nordique que cette compétition a été lancée il y a trois ans. «L’économie culturelle et créative est un secteur de l’économie globale en pleine expansion. Aussi bien les gouvernements que les acteurs de la vie économique reconnaissent son importance en termes de création de richesse, de travail et d’engagement culturel», poursuit la diplomate pour qui «au cœur de l’économie créative se trouvent les industries créatives et culturelles, au confluent des arts, de la culture, des affaires et de la technologie».

[cleeng_content id= »268118503″ description= »Pour lire la suite de cet article, vous avez la possibilité de l\’acheter à l\’unité ou via un abonnement » price= »0.49″ t= »article »]La Creative Business Cup a été créée par le Center for cultural and experience economy au Danemark, pour promouvoir ces entreprises, leurs produits et leurs business models ainsi que pour susciter des vocations.

«Certes, gagner est important – le vainqueur se verra offrir un programme d’aide à son développement – mais participer permet aux candidats d’accéder à un réseau d’entrepreneurs innovants, d’échanger les bonnes pratiques et de s’instruire», précise Louise Bang Jespersen.

Actuellement, 40 pays vont participer à la compétition. Ils n’étaient que quatorze en 2012. Et cette année, le Luxembourg sera donc de la partie.

Une candidature en béton

Une première due à la collaboration entre Luxinnovation, le Technoport et 1535°C (Kreatiffabrik Déifferdeng), trois entités nationales dont le but est de promouvoir l’innovation et l’esprit d’entreprises, et qui sont devenues les représentantes locales de la Creative Business Cup.

Ces trois partenaires n’ont pas eu le temps d’installer une procédure de sélection de candidatures «classique». Ce sera fait l’an prochain, promis.

En attendant, ils ont choisi le projet «heated benches» de la société Stay concrete. Cette société a été fondée il y a cinq ans par Peter Ivanisevic. Ce charpentier de formation a eu il y a dix ans, l’idée – l’envie – de refaire sa cuisine en se servant de béton comme matière première. Un matériau très prisé en matière de décoration mais très difficile à ouvrager.

Il s’est donc rapproché d’amis ingénieurs et a mis au point un procédé facilitant l’utilisation dudit béton pour construire des éléments de cuisine.

«Il y a cinq ans, une firme luxembourgeoise s’est montrée intéressée par le procédé, raconte Peter Ivanisevic. Au fur et à mesure des discussions portant sur des licences de mon procédé, je me suis dit: pourquoi ne pas le faire moi-même?». Et il s’est lancé, avec le soutien de Luxinnovation et de Technoport.

Parmi les différents éléments fabriqués, on trouve le «heated benches». Il s’agit d’un banc en béton chauffé à destination des bars et restaurants et qui permet aux gérants de tels établissements de proposer à leurs clients une terrasse design et «tous climats». On pourra s’en faire une idée en se rendant au bar Go Ten à Luxembourg-Ville.

Créatif en matière technologique et de design, le «heated benches» l’est également quant à son mode de commercialisation. Peter Ivanisevic a fait le choix du leasing pour mettre son produit sur le marché.

«Ces bancs sont très chers. La location permet aux clients de réduire leurs investissements de départ, de bénéficier d’un service de maintenance – fait via des partenaires – et de toujours disposer de la dernière évolution du produit.»

Autant de critères qui ont convaincu Luxinnovation, le Technoport et 1535°C (Kreatiffabrik Déifferdeng) du potentiel d’une telle candidature.

Résultat le 20 novembre prochain.

Marc Fassone

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