Politique/Stratégie payante

Maurice Magar / La CGFP n’a jamais caché son dédain pour la réforme des modalités du stage dans la fonction publique. La combinaison de traitements revus à la baisse et d’une période de formation prolongée d’un an lui était restée en travers de la gorge. A quelques mois des élections, elle s’était adressée aux partis pour les faire réfléchir sur le sujet. C’est malin, car la puissante Confédération connaît son poids dans le débat. Tout comme la classe politique, qui tergiverse toujours lorsqu’il s’agit de prendre des mesures contre la fonction publique. Par peur de trop agiter le plus grand réservoir d’électeurs du pays.

Le DP est donc le premier parti à enchérir.

Un an de stage et puis c’est tout. Après cette période, le fonctionnaire touchera l’intégralité de son traitement. Les revendications de la CGFP ne sont donc pas tombées dans l’oreille d’un sourd. Le ministre de la Fonction publique, le socialiste Dan Kersch, s’est montré un poil plus réservé. Il faudrait analyser, regarder au cas par cas, il y aurait peut-être des postes qui nécessiteraient quand même une période de stage de deux ans, mais en principe, on pourrait discuter. La CGFP impose donc son sujet de campagne et en raison de son influence, les partis pourront difficilement éviter le débat. Reste à voir maintenant ce que dira le CSV, qui est à l’origine de la réforme tant détestée et dont beaucoup pensent qu’il est le parti des fonctionnaires. Va-t-il subitement retourner sa veste ou bien peut-il se permettre de défendre cette réforme contre la CGFP?

Suspense!