Politique /Au tour dela Gambie

Jérôme Quiqueret / Le LSAP a décidé de «franchir un nouveau pas», écrit-il dans son programme. Après la légalisation du cannabis à usage thérapeutique, il veut autoriser la vente et la consommation de cannabis à des fins récréatives. Désormais, après le revirement du DP au mois de mars, les trois partis de la coalition sont pour une telle libéralisation, qui pourrait être une des mesures sociétales de la coalition reconduite et un argument fort, avant cela, auprès de l’électorat jeune.

Le LSAP est prudent en empruntant ces terres nouvelles, où s’est aventuré depuis peu son homologue allemand. Il invoque la science et les expériences d’autres pays. Il inscrit cette mesure dans la lutte contre la criminalité et dans un objectif sanitaire de contrôle des substances consommées.

Enfin, le LSAP indique que l’accès au produit serait réservé aux résidents pour éviter tout tourisme d’un genre nouveau.

Ce dernier argument ne devrait pas convaincre le CSV qui, renonçant à aller sur le terrain de la morale, entend bien brandir le spectre du retour des contrôles aux frontières pour empêcher une mesure en laquelle il n’a pas foi. Le CSV conteste la pertinence d’un critère de résidence, qu’il n’avait pourtant pas hésité à utiliser dans le dossier des bourses pour études supérieures, afin d’éviter un tourisme… social celui-là. Les limites à l’accès au cannabis ont pourtant peu de chances d’être considérées comme contraires à la libre
circulation des travailleurs par la justice
européenne.