Politique/ Sortir du bois

Olivier Tasch / En ces temps où la démocratie est attaquée de toutes parts, où de plus en plus de pays succombent aux sirènes du nationalisme, du rejet de l’autre, de la banalisation des discours racistes, islamophobes, antisémites ou xénophobes en général, l’exercice de la démocratie apparaît comme des plus essentiels. Les élections en sont une parfaite illustration.

Dans ce contexte, celles qui se préparent chez nous prennent une saveur toute particulière. Les partis établis, ceux qui peuvent raisonnablement prétendre à l’exercice du pouvoir, doivent sérieusement prendre en compte cette ambiance si particulière en Europe et dont le Luxembourg n’est donc pas épargné.

Les Verts, les premiers et seuls des «grands» partis dont on connaît le programme, ont décidé d’adopter une attitude que l’on pourrait qualifier de «patriotisme écologique». Leur slogan de campagne «avenir, cohésion, bien vivre. Parce que nous aimons notre pays» l’illustre bien. Mais c’est un patriotisme qui se veut ouvert à tous, «nous nous engageons pour tous, peu importe leur nationalité et peu importe la langue qu’ils parlent», précise le président du parti. Un discours qui veut ainsi couper l’herbe sous le pied aux populismes de droite, clairement incarnés par l’ADR qui a ouvert ses listes électorales aux membres du groupuscule Wee2050. Lequel a la langue luxembourgeoise comme obsession.

Comment se positionneront les autres «grands» – LSAP, CSV, DP – sur la question?