Politique /Perl à rebours

Alain Ducat / Autant en emporte l’auvent… Sterpenich a vu disparaître le portique couvrant l’autoroute d’Arlon. En 2014, c’est côté français, à Zoufftgen, que le poste-frontière était démonté. Des symboles d’ouverture à l’ère de Schengen.

Pourtant, les frontières n’ont peut-être jamais autant existé. Les barrières sont parfois hostiles, sans parler des murs, de parpaings ou de lois, érigés de par le monde pour assouvir les protectionnismes ou défendre des idées politiques boiteuses.

Entre Etats ou régions, tout ça peut alimenter les jeux de concurrence, pas tout à fait loyale. Il y a des règles. Et des pointillés au pied de la lettre.

Etienne Schneider, à Bruxelles, veut revoir les politiques économiques européennes, en parle avec ses homologues français et allemand. Il pense au dossier ArcelorMittal, qui retombe sur Dudelange. Il en reparlera ici, à la demande du CSV, en commission parlementaire. L’opposition veut faire le point, sur Dudelange, sur le datacenter Google. Ou sur la décision d’un industriel d’aller voir ailleurs.

Comme jadis le Verband, puissant acteur coopératif agricole, qui était allé – en 2012, du temps de Juncker – s’implanter à Perl, plutôt qu’à Mertert. Perl, commune sarroise où naquit en 1932 le groupe familial Knauf, qui, tant qu’à franchir la Moselle, choisit le département français.

Hasards et coïncidences qui ravissent la chronique et taclent les édiles…