Politique / Equation électorale

Maurice Magar / 2018 sera dominée par les législatives du 14 octobre. La campagne a d’ores et déjà débuté par le biais de duels politiques télévisés ou retransmis sur les ondes. Une chose est claire: le prétendant s’appelle Claude Wiseler. Il a commencé son travail de sape en faisant croire que la coalition n’avait plus de projet politique et que les divergences partisanes prenaient le dessus. Les partis de la majorité ne nient pas que ces différences seront accentuées pendant la campagne. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut perdre de vue le bilan de la coalition «gambienne». Des réformes sociétales menées au pas de course, un assainissement budgétaire sans pour autant imposer une politique d’austérité ou encore une réforme du financement des communes. Autant de changements que le CSV a peiné à mettre en place en trente ans de règne ininterrompu.

Claude Wiseler aura des efforts d’explication à faire, en particulier en ce qui concerne le rôle des chrétiens-sociaux dans l’opposition. Car en quatre ans, ils ont eu du mal à s’y faire. S’y ajoute qu’ils ont soutenu la plupart des projets gouvernementaux. Les partis de la coalition devront, quant à eux, mieux communiquer sur ce qu’ils ont réussi à mettre en place. Car, pour l’instant, les sondages sont formels: le CSV sera incontournable à l’issue du scrutin. Comment les trois partis aux manettes peuvent-ils infléchir ce que d’aucuns appellent l’instinct conservateur des électeurs luxembourgeois? Ils ont dix mois pour résoudre l’équation et mener à bien les nombreux chantiers initiés ces quatre dernières années.