Police: Philippe Schrantz, l’homme de la réforme (photos)

27.02.2015_Editpress_007992
Philippe Schrantz, nouveau directeur général

Philippe Schrantz a succédé à Romain Nettgen à la direction générale de la police grand-ducale. La cérémonie de passation des pouvoirs s’est déroulée ce 27 février  à Luxexpo.

Criminologue de formation, homme de terrain – commandant adjoint des unités spéciales de la gendarmerie de 1991 à 1999 puis directeur de la circonscription régionale de Grevenmacher –  et chef du personnel depuis 2006, Schrantz avait quitté le corps de la police, en 2011, pour rejoindre les mêmes fonctions aux CFL. Un poste qui lui vallut même le titre de manager de l’année en ressources humaines (décerné par HR One) en 2014.

En septembre dernier, il avait été rappelé par le ministre de la Sécurité intérieure, Etienne Schneider, pour donner un nouveau souffle à la réforme de la police. Etienne Schneider précisait qu’«il faut s’attaquer à ce chantier avec de nouvelles personnes qui ont l’ouverture d’esprit et sont prêtes à faire cet exercice et pas ceux qui à la base ont créé la situation actuelle».

 

Romain Nettgen, sur le départ. Photos: Editpress / Jean-Claude Ernst
Romain Nettgen, sur le départ. Photos: Editpress / Jean-Claude Ernst

Le sort de Nettgen était scellé depuis le mois de juin dernier, après son attitude peu convaincante au cours du procès Bommeleeër et les problèmes de communication au sein des corps, dénoncés de longue date. Il a, en accord avec le ministre Schneider, fait valloir ses droits à la retraite.

Fonctionnaires en colère

La nouvelle équipe compte, aux côtés de Philippe Schrantz comme directeur général de la police, Donny Donven, directeur de la circonscription générale d’Esch-sur-Alzette, comme adjoint. Tous deux sont nés en 1967 et diplômés de l’Ecole royale militaire à Bruxelles et de l’Ecole des Officiers de la gendarmerie de Melun (F).

L’entrée en fonction de Philippe Schrantz délie les langues et c’est très distinctement que le syndicat national de la police (SNPGL) a fait part hier de ses doléances. Les fonctionnaires en colère ont notamment dénoncé les mesures prévues par le gouvernement dans le cadre du paquet d’avenir qui n’affecteraient que les carrières inférieures de la police. A commencer par les réductions de traitement de l’ordre de 270 euros mensuels dans la carrière de l’inspecteur et l’abolition des logements de fonction et des avantages liés aux logements de service, en matière de taxe communale. Un manque à gagner estimé par le syndicat à près de 5.000 euros annuels par agent.

Les cadres supérieurs seraient par contre épargnés, avec des voitures de service, des tablettes et autres équipements technologiques.  De quoi épargner 16.000 euros par an et par cadre supérieur, soit un million par an, avance la SNPGL.

De quoi mettre à l’épreuve le talent du nouveau directeur général en matière de gestion des ressources humaines…

Laurence Harf