Platoche

Rachid Kerrou / Il n’aime pas fredonner la Marseillaise et n’a jamais gagné la Coupe du monde. Lorrain de naissance et italien d’origine, il fait volontiers quelques entorses à la bonne syntaxe française. Cantona, Zidane, Papin, c’est bien, mais Platini, dans le cœur des Français, ça a toujours été mieux.
Or si le peuple de France – du ministre au lecteur lambda de L’Equipe – ne trouve rien à redire sur le «deal» à un million de francs suisses passé «oralement» avec son pote Blatter, la FIFA, qu’il convoitait tant, lui a sorti un carton rouge assorti d’une suspension de six ans. Une tuile, à moins de cent jours d’un Euro sur ses terres, là où ses zones d’ombre ont toujours relevé de l’esthétique du joueur, de la bonhomie du personnage.
«Pas suicidaire ni sous Lexomil», Michel a fait appel de l’«injuste» décision auprès du Tribunal arbitral du sport, qui tranchera avant l’ouverture du tournoi (10 juin). Mais du côté des bookmakers de tout poil, qui n’ont cure de l’amour hexagonal pour le célèbre n°10, on le dit volontiers «has been».