Place aux bulles

Investir dans les infrastructures pour séduire une nouvelle clientèle, voilà le défi pour le Domaine thermal de Mondorf
Investir dans les infrastructures pour séduire une nouvelle clientèle, voilà le défi pour le Domaine thermal de Mondorf
Investir dans les infrastructures pour séduire une nouvelle clientèle, voilà le défi pour le Domaine thermal de Mondorf

Les 25 ans du Domaine thermal de Mondorf-les-Bains.

Pour célébrer cet anniversaire, une exposition retraçant les grandes heures du site et du thermalisme au Luxembourg est ouverte au public.

C’est en fait un double anniversaire que l’on célèbre à Mondorf: celui des 25 ans du Domaine thermal et des 165 ans du thermalisme. C’est en 1847 que le docteur Kind découvre la première source d’eau thermale à Mondorf-les-Bains. Depuis, la ville attire les curistes du pays et de la Grande Région. C’est toute cette histoire que l’on pourra revivre en suivant le chemin de l’exposition déployée dans le Mondorf Parc Hôtel.

L’actuel Domaine thermal a été construit en 1988 sous la forme d’un établissement public. Un statut qui lui permet de fonctionner selon les règles, plus souples, du droit privé, facilitant ainsi l’extension des ses activités au-delà de ses prérogatives de santé liées aux cures.

[cleeng_content id= »521633496″ description= »Pour lire la suite de cet article, vous avez la possibilité de l\’acheter à l\’unité ou via un abonnement » price= »0.49″ t= »article »]Et si celles-ci restent le «cœur de métier», avec ses prestations hôtelières, de loisirs ainsi que de wellness et de fitness, le domaine est devenu un haut lieu touristique du sud du pays, ce dont se réjouit Maggy Nagel, la bourgmestre de Mondorf-les-Bains.

Ainsi, l’année dernière, le Domaine thermal aura accueilli 350.000 clients, dont 5.000 curistes. Pour autant, si la fréquentation reste orientée à la hausse, les temps restent difficiles, comme le rappelle Paul Hammelmann, le président du conseil d’administration. Depuis la crise de 2008, le domaine a perdu une large part de sa clientèle corporate.

Pour cause de restrictions budgétaires, mais aussi de concurrence accrue, et notamment de la part de la Ville de Luxembourg, sur ce créneau. «Les 28 kilomètres qui séparent la capitale de Mondorf sont les 28 kilomètres les plus long du pays», rappelle Paul Hammelmann pointant l’encombrement de l’autoroute aux heures de pointe. Sans oublier la question – en partie désormais réglée – du fameux rond-point entre la collectrice du Sud et la route de la Sarre.

Ce n’est donc pas un hasard si, à l’occasion, de la célébration du 25e anniversaire, l’occasion a été saisie pour présenter aux professionnels invités l’offre «B to B» du Domaine thermal.

Projets d’avenir

Une offre structurée selon quatre axes: l’organisation d’événements – adossée au Mondorf Parc Hôtel, ses salles de conférences et de congrès dont l’Orangerie, ses restaurants De Jangeli et Maus Kätti –; les incentives – «pour inclure un volet bien-être dans les politiques de ressources humaines» –; du coaching fitness pour les entreprises ainsi qu’un programme de santé en entreprises – un nouveau service proposé en collaboration avec le service de santé au travail.

Sur ces deux derniers axes, le Domaine peut s’appuyer sur 1.800 m2 d’infrastructures dédiées au sport. Capter une clientèle plus large grâce à ces offres est l’un des défis majeurs à relever pour l’établissement. Tout comme d’attirer la clientèle business ou wellness en semaine pour améliorer le taux d’utilisation des infrastructures.

L’autre grand souci du président, c’est «la hausse du coût de l’eau et de l’énergie dont le Domaine est grand consommateur». Ce dernier utilise, bon an mal an, 55 millions de litres d’eau qu’il faut chauffer. Avec à la clé une facture de combustible s’élevant à 770.000 euros et une autre d’électricité atteignant 530.000 euros.

Nonobstant, le Domaine se sert de ses réserves afin d’investir. Il s’agit de rénover et moderniser les installations afin de rester compétitif, notamment face à une concurrence accrue «dans le wellness et fitness, concurrence partiellement soutenue par les deniers publics», rappelle Paul Hammelmann, qui espère aussi attirer une nouvelle clientèle de proximité issue de la Grande Région.

Outre la construction d’un nouveau sauna de grande taille, propice à l’organisation des fameux «aufguss» – incomparables rituels introduisant à la culture du sauna –, le Domaine thermal lance de nouveaux produits comme «health at work» et des cures anti-obésité. Il réfléchit aussi à l’installation d’un centre de traitement des états psychosomatiques.

Le Domaine thermal emploie actuellement 295 personnes et a réalisé, en 2012, un chiffre d’affaires de 23 millions d’euros.

Marc Fassone[/cleeng_content]

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