Le Parlement européen adopte la nouvelle distribution des sièges post-Brexit

Les eurodéputés ont voté mercredi la redistribution des sièges du Parlement européen libérés par les députés britanniques en raison du Brexit, en vue des prochaines élections européennes en mai 2019.

Par 566 voix pour (94 contre et 31 abstentions), l’assemblée, réunie en session plénière à Strasbourg (est de la France) a adopté le principe d’une réduction de son nombre total de sièges de 751 à 705 pour la prochaine législature (2019-2024).

Les élections européennes se dérouleront entre le 23 et le 26 mai 2019, soit quelque deux mois après le départ prévu du Royaume-Uni et de ses 73 eurodéputés.

Parmi les 73 sièges britanniques laissés vacants, 27 seront réattribués à 14 pays de l’UE jugés « légèrement sous-représentés » dans l’hémicycle européen.

Ainsi la France (79 contre 74 actuellement) et l’Espagne (59 contre 54) en seront les principaux bénéficiaires, mais aussi l’Italie (+3, soit 76 sièges au total), les Pays-Bas (+3 à 29 sièges), l’Irlande (+2 à 13 sièges).

La Pologne, la Roumanie, la Suède, l’Autriche, le Danemark, la Slovaquie, la Finlande, la Croatie et l’Estonie enverront aussi chacun un député supplémentaire au Parlement européen.

L’Allemagne restera le pays comptant le plus d’eurodéputés, à savoir 96. En cas de d’adhésion de nouveaux pays dans le futur, le nombre de sièges du Parlement, qui tient ses sessions alternativement à Strasbourg et à Bruxelles, pourrait réaugmenter, mais sans jamais dépasser la barre des 750 députés (plus le président de l’assemblée), comme le précisent les traités européens.

L’eurodéputé portugais socialiste Pedro Silva Pereira, co-rapporteur du texte voté, s’est réjoui d' »une répartition des sièges plus juste, enfin conforme au principe de proportionnalité dégressive » avec, en même temps, le fait qu’aucun Etat membre ne perdra de siège. « Le nouveau Parlement européen offrira une représentation plus équitable des citoyens », s’est-il encore félicité.

Cette redistribution doit encore obtenir le feu vert des chefs d’Etat et de gouvernement européens lors de leur prochain sommet à Bruxelles les 28 et 29 juin.