Panama Papers: Claude Marx (CSSF) ne portera pas le chapeau

Claude Marx (à droite) avec le ministre des Finances, Pierre Gramegna - Photo: MINFIN / CSSF

Claude Marx, directeur général de la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF), est rattrapé par son passé.

Avant d’être le gendarme en chef de la place financière, il était directeur général adjoint de HSBC Luxembourg. A ce titre, Le Soir a déniché son nom dans les Panama Papers. «Claude Marx représentait HSCB comme actionnaire dans plusieurs des ces offshores, qui ont depuis lors été liquidées. Et sous sa codirection, ce sont plusieurs dizaines d’offshores qui ont été créées par la banque luxembourgeoise et Mossack Fonseca», écrit le quotidien belge.
Rien d’illégal en soit.
Détail piquant néanmoins, Claude Marx déclarait lui-même dans nos colonnes (lire Le Jeudi du 14 avril) que «recourir à une structure légale ne suffit plus pour justifier une opération. Il faut désormais avoir cela à l’esprit: la légalité ne fait pas tout.» Son ancien penchant pour les offshores n’enlèverait d’ailleurs rien à sa probité. Du côté de la CSSF elle-même, on se contente d ‘un laconique «pas de commentaires».

«Pas le moindre doute»

Au ministère des Finances, en revanche, on réaffirme son total soutien au patron de la CSSF: «Claude Marx a été nommé directeur général de la CSSF sur base de ses compétences, son honorabilité et son expérience dans le secteur financier. Employé de HSBC Private Bank (Luxembourg) SA depuis 2000, il a quitté la banque en 2011, pour rejoindre Lombard International Assurance SA. Il a clairement indiqué n’avoir jamais été actionnaire ou mandataire d’une structure offshore. Claude Marx s’est d’ailleurs fait un nom pour avoir été un des promoteurs de la Charte ICMA (NDLR: Association Internationale des Marchés de Capitaux), au Luxembourg. Son engagement en faveur du respect des plus hauts standards dans la supervision du secteur financier ne fait pas le moindre doute.» Marx pour sa part rappelait que la pierre angulaire de l’ICMA est l’engagement de «ne rien faire qui puisse aider les gens à frauder les administrations fiscales».

Olivier Tasch