Le nombre de nouveaux cas d’infection à VIH recensés au Luxembourg est en constante augmentation

En 2017, le nombre de nouveaux cas d’infection à VIH recensés au Luxembourg est en constante augmentation et a atteint un triste record, avec 101 patients, dont 74 hommes et 27 femmes.

Le mode de contamination principal reste de loin les rapports hétérosexuels (49), suivi par les rapports homo- et bisexuels (34) et l’usage de drogues par voie intraveineuse (10), surtout dans le groupe d’âge des 26-35 ans.

Même si on constate une diminution – la première depuis 2013 – du nombre d’infections dues à l’usage de drogues par voie intraveineuse (10 nouvelles infections en 2017 par rapport à 21 en 2016), il convient de persévérer dans les efforts de prévention entamés.

 

L’année a été marquée par la transition à la tête du comité avec la succession du Dr Carole Devaux comme nouvelle présidente au Dr Vic Arendt, médecin spécialiste du Service national des maladies infectieuses.

Le nouveau «Plan d’action national VIH» et le premier «Plan d’action de lutte contre les hépatites» ont été soumis et adoptés par le Conseil du gouvernement le 1er décembre dernier.

De nouvelles interventions ont été proposées afin d’augmenter le nombre de tests, en particulier dans les populations les plus vulnérables, avec des projets «outreach», pour prioriser la mise sous traitement des personnes nouvellement infectées par le VIH et le VHC et d’assurer leur suivi, pour éviter l’arrêt de leur traitement. Ainsi, cette année, plus de 100.000 test ont été réalisés.

Autre pas important: en 2017, la consultation PrEP (prophylaxie préexposition) a été mise en place au Service national des maladies infectieuses sous la forme d’une première étude pilote de 2 ans. Une cinquantaine de personnes en bénéficient actuellement.
«La PreP fait partie des outils mis en œuvre au Luxembourg pour renforcer les efforts de prévention. Elle permet aux personnes à risque qui n’utilisent pas systématiquement des préservatifs, de réduire leur risque d’infection en prenant des médicaments antirétroviraux, soit de manière temporaire, soit en continu, en fonction de leur comportement de risque», a expliqué la ministre de la Santé, Lydia Mutsch.

Le Luxembourg est ainsi le 3e pays d’Europe après la France et la Norvège à rendre accessible ce nouvel outil de prévention.

Communiqué