Musique classique: la 25e « Folle Journée » démarre à Nantes

La 25e édition du festival de musique classique la « Folle Journée » a démarré mercredi à Nantes et proposera jusqu’à dimanche près de 300 concerts sur le thème des carnets de voyage, une multitude de spectacles qui ont pour vocation depuis un quart de siècle de populariser ce genre musical.

Ce sont les musiciens de l’Orchestre des jeunes de l’Oural et du Signum Saxophone Quartet qui ont joué les premières notes en fin d’après-midi avec notamment des oeuvres de Bach et Tchaïkovski.

Comme eux, quelque 2.000 artistes internationaux vont se succéder durant cinq jours dans les différentes salles de la Cité des Congrès de Nantes qui portent pour l’occasion le nom des grands explorateurs: Christophe Colomb, Marco Polo ou encore Magellan. Ils interpréteront des partitions dont les auteurs ont été marqués par leurs voyages à travers le monde.

Les centaines de milliers de spectateurs attendus pour cette manifestation sont invités à circuler d’un concert à l’autre, pour découvrir des spectacles variés qui seront donnés de 9H30 à 22H45, avec, au centre du bâtiment, un kiosque façon « place de village » où des musiciens joueront gratuitement, explique le fondateur de la « Folle Journée », René Martin.

« C’est important de se laisser porter, de découvrir. Souvent les gens me disent: +les plus belles découvertes que j’ai faites, c’est justement quand je me laissais porter+ », explique la directrice du festival, Joëlle Kerivin.

Des concerts nombreux, courts et abordables (30 euros maximum): en 25 ans, le concept est resté le même avec pour idéal d’attirer un public nouveau vers la musique classique.

Mais année après année, le festival est sorti des murs.

Ainsi pour la première fois, deux concerts d’orgue du compositeur Jean-Louis Florentz seront donnés à la cathédrale de Nantes.

Dix villes de la région Pays de la Loire ont également participé à l’événement et attiré près de 58.000 spectateurs le week-end dernier.

Et la « Folle Journée » s’exporte aussi à l’étranger avec des éditions en Russie, au Japon ou encore en Pologne.

Au total, quelque 45 pianos ont été réservés et acheminés de toute l’Europe pour les cinq jours du festival nantais cette année, car la programmation réunit de nombreux pianistes. « C’est vraiment gigantesque et donc fou à organiser et à gérer, mais on y arrive », s’est réjouie Joëlle Kerivin.