Michael Lecaplain: il n’y a plus de petites nations en karaté

Entretien avec Michael Lecaplain, entraîneur national Kata-Kumité par Alexeji Nickels.
Quel bilan tirez-vous des championnats d’Europe ?
Ces championnats ont révélé de belles surprises, l’Azerbaïdjan se fait sortir par le Portugal dès le premier tour et les Françaises perdent chez eux, c’est un signe qu’il n y a plus de petites nations en karaté. Il n’y a jamais rien qui est joué d’avance.
Du côté luxembourgeois nous avons perdu contre une équipe allemande composée de trois filles qui ont fait déjà des résultats notables lors de différents championnats d’Europe et du monde. D’ailleurs, nous n’étions vraiment pas ridicules. Il faut encore noter l’excellent résultat de Jenny Warling qui est passée malheureusement à côté d’une médaille de bronze.
Je pense de plus qu’il faut mettre en avant l’équipe féminine, il y a un bon travail effectué et il règne une super ambiance dans celle-ci.

Comment évolue le karaté au Luxembourg ?

En ce moment nous avons une belle équipe cadette, junior et espoir, composée de dix à douze personnes. Aux championnats d’Europe cadet-junior à Chypre nous sommes passés à côté de quelques podiums. Avec Claude Mazzoleni, nous sommes en train d’élaborer des stratégies pour l’avenir, au moyen d’analyses vidéo des méthodes d’entraînement des pays qui nous entourent.
Il y a aussi un formidable travail effectué par les entraineurs de clubs et je tiens à leurs tirer mon chapeau. Une belle collaboration entre ceux-ci et la fédération s’est installée et j’espère que cela va continuer de la même façon.
Le karaté aux Jeux Olympiques de Tokyo ?
Je ne suis pas pessimiste, mais le karaté reste un sport qui est difficile à comprendre pour le spectateur. Celui-ci ne comprend souvent pas pourquoi les points sont attribués au karatéka ou non. Ce sport manque de clarté dans son fonctionnement et d’autre part il n’est pas assez médiatisé. Il est clair que les manifestations sportives ont gagné de l’ampleur désormais il faudrait trouver un système de règles plus compréhensible. A l’heure actuelle nous avons plus qu’une demi-douzaine d’arbitres autour du tatami, un chiffre qui est beaucoup trop élevée.
Quelles aptitudes doit avoir un bon karatéka ?
La vitesse est le point clé en karaté cependant il ne faut pas oublier le mental qui reste prépondérant.
Selon mon avis, le meilleur karatéka ces dernières dix années reste Rafael Aghayef, même quand je combattais, il était mon exemple. Celui-ci a simplement tout.

Michael Lecaplain
entrluxEntraîneur national Kata-Kumité
Lecaplain Michael 30 ans, 3e Dan.
Coach Mondial en Kata et Kumité
Il a signé avec la Fédération Luxembourgeoise des Arts Martiaux
(FLAM) un premier contrat d’un an en 2014. Prolongé de trois ans à l’issue de cette première période.
– Il débute le Karaté en 1987 soit 26 années de pratique
– Pratique la compétition de1990 à 2014
– Arbitre Régional Français
– Détendeur du Brevet d’Etat d’éducateur sportif
Son atout : sa disponibilité pour les Jeunes
Adjoint de Junior Lefèvre pendant quatre ans.
Il connaît parfaitement le contexte du karaté luxembourgeois à l’heure de reprendre le flambeau
Il fait son apprentissage avec M. Mazzoleni qui a formé des Champions d’Europe avec l’Equipe de France.
Source : FLAM