La Première ministre britannique Theresa May viendra à Bruxelles mardi après-midi pour rencontrer les responsables européens Jean-Claude Juncker et Donald Tusk, dans le cadre de ses consultations pour tenter d’obtenir des assurances supplémentaires sur l’accord de Brexit.
Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne a annoncé sa rencontre avec Mme May devant le parlement européen à Strasbourg. La dirigeante s’entretiendra également avec le président du Conseil européen, Donald Tusk, avant le sommet des 13-14 décembre, à17H00 selon ses services.
« Je suis étonné parce que nous nous étions mis d’accord le 25 novembre avec le gouvernement britannique. Toujours est-il qu’il semble y avoir des problèmes de fin de piste. Je verrai Mme May ce soir », a déclaré le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker devant le Parlement européen, lors d’un discours en prélude du sommet européen.
Le responsable européen a répété que l’accord de divorce ne serait pas renégocié et qu’il était « le meilleur possible ». « Il n’est pas envisageable de renégocier quoi que ce soit », a-t-il martelé. Mme May a annoncé lundi le report du vote sur l’accord: elle fait face à l’hostilité des députés de la Chambre des Communes qui, dans l’opposition comme dans la majorité, réclament que le texte soit retravaillé, notamment la disposition très controversée du filet de sécurité, ou « backstop ». Celui-ci prévoit un traitement spécifique pour la province d’Irlande du Nord afin d’éviter le retour d’une frontière physique avec la République d’Irlande.
« Si marge il y a, il y a une marge pour apporter quelques précisions, quelques questions d’interprétation », a sur ce point déclaré M. Juncker.
« Le problème est le backstop: nous devons tout faire pour ne pas nous retrouver dans une situation où il n’y aurait pas d’accord mais nous devons nous y préparer néanmoins, c’est essentiel pour l’Irlande. L’Irlande ne sera pas laissée de côté », a-t-il ajouté.
Le « backstop » (filet de sécurité) est une solution de dernier recours qui ne serait appliquée qu’en cas d’absence d’accord entre Londres et Bruxelles lors des négociations après le divorce du 29 mars 2019. Avant de venir à Bruxelles, Mme May doit s’entretenir avec son homologue néerlandais Mark Rutte à La Haye puis se rendre à Berlin pour échanger avec la chancelière Angela Merkel.




