Luxembourg / Comment découvrir la langue russe et le pays

« Le Luxembourg est un pays très multinational, environ 140 nationalités y vivent. Des représentants de 14 d’entre elles suivent nos cours », avoue Olga Valizer, responsable des projets éducatifs.

Enseigner la langue ou faire découvrir le pays à travers sa langue, tels sont les buts du Centre culturel et scientifique qui propose des cours de russe aux habitants du Grand-Duché.

Pourquoi les habitants du Luxembourg devraient-ils apprendre le russe ? Le Centre culturel et scientifique de Russie est bien placé pour répondre à cette question. Depuis cinq ans, il organise en effet des cours pour enseigner cette langue aux habitants du Grand-Duché et aujourd’hui, le nombre de ses étudiants s’élève à 70 personnes.

Mais il y a bien plus intéressant que les chiffres : les pays d’origine des étudiants. « Le Luxembourg est un pays très multinational, environ 140 nationalités y vivent. Des représentants de 14 d’entre elles suivent nos cours », avoue Olga Valizer, responsable des projets éducatifs. Malgré leur diversité, tous ces gens sont unis par quelque chose : « La première motivation depuis cinq ans est l’élargissement de l’horizon culturel », assure Olga.

Étape préparatoire

Pour atteindre cet objectif, le Centre a travaillé sur trois grands axes : des cours de langue basique, des cours spécialisés et des voyages en Russie.

La principale spécificité d’un cours annuel d’apprentissage, c’est que le programme est élaboré selon les recommandations de l’Institut Pouchkine à Moscou, qui enseigne tous les ans le russe à des centaines d’étudiants étrangers. Compréhension sonore, grammaire, langue orale et écrite, sont les quatre piliers du programme de cet Institut situé au cœur de Moscou et il en va de même au cœur du Grand-Duché.

Cependant, les représentants du Centre assurent qu’ils « ne se concentrent pas uniquement sur la langue comme moyen de communication, mais surtout sur la découverte du pays ».

 

Où étudier en Russie en dehors de Moscou
Pour ceux qui ont déjà commencé à percer les secrets et les mystères de la langue de Tolstoï ou de Dostoïevski, le Centre organise des cours spécialisés. On vient y regarder des films russes, écouter du russe ou découvrir les régions de cet immense pays, de la Carélie à Vladivostok.

« Tous ces cours sont destinés à un public expérimenté. Mais ils ont aussi du succès et nous nous efforçons toujours de nous adapter à un monde changeant et d’écouter ce qui intéresse les gens », explique Olga, ajoutant que c’est, par exemple, à la demande des étudiants qu’un cours d’étude des médias russes a vu le jour.

Il n’est pas nécessaire d’attendre le début de l’année scolaire pour discuter des dernières nouvelles : l’été, lorsque les cours n’ont pas lieu, le Centre accueille des clubs de conversation. Les Jeux olympiques de Rio, par exemple, ont fait l’objet de l’un d’entre eux.

On s’efforce aussi d’enseigner la langue sans nuire à la productivité : le russe des affaires est enseigné directement dans les entreprises, comme c’est le cas pour les employés de East-West United Bank et de la compagnie locale Paul Wurth.

 

Il y a deux ans, les étudiants ont eu pour la première fois la possibilité d’évaluer leurs connaissances en situation réelle, lorsque le Centre a lancé son programme de voyages en Russie. « Notre objectif, c’est les régions. L’année passée, nous sommes arrivés à Moscou, puis avons continué par Viazma, Smolensk et par la route de Smolensk, pour aller jusqu’à Minsk », explique Olga.

« Nous nous efforçons toujours d’ajouter quelque chose : si c’est une ville importante, alors nous allons aussi dans un pays russophone. Si nous devions aller à Saint-Pétersbourg (c’est en projet), nous visiterions tout le nord-ouest, y compris Novgorod et Pskov ».

Durant leurs voyages, les étudiants, déjà capables de se débrouiller seuls et de mettre en pratique leurs connaissances de la langue, par exemple pour changer de l’argent à la banque, restent accompagnés par des professeurs. Selon les employés du Centre, c’est particulièrement important, car le professeur est capable d’expliquer des éléments linguistiques difficiles pouvant être invisibles ou incompréhensibles à un guide touristique habituel.
31 août 2016 Ekaterina Tchipourenko