L’UE prolonge les sanctions contre l’Iran pour violations des droits de l’homme

L’Union européenne (UE) a renouvelé jeudi pour un an ses sanctions contre plus de 80 personnalités iraniennes pour protester contre les « graves violations des droits de l’homme » dans ce pays.

« Le Conseil a décidé de proroger jusqu’au 13 avril 2019 les mesures restrictives à l’encontre de 82 personnes (…) au vu des graves violations des droits de l’homme en Iran », a indiqué l’UE dans un communiqué. Les sanctions en vigueur depuis 2011 consistent en un gel des avoirs dans l’UE de 82 personnalités – dont des gradés militaires de haut rang, des juges, des procureurs, des responsables de la police ou des services de renseignement, des chefs de milice et des directeurs de prisons – et l’interdiction pour elles de se rendre dans l’UE.

Les 28 membres de l’UE s’interdisent par ailleurs de vendre à l’Iran des équipements pouvant être utilisés pour la répression et pour contrôler les communications. Ces sanctions avaient été imposées pour protester après la répression des manifestations organisée contre la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad entre juin et décembre 2009, qui s’étaient soldées par des dizaines de morts et des milliers d’arrestations. Elles étaient distinctes des lourdes sanctions économiques et individuelles imposées à l’Iran en raison de ses activités nucléaires controversées levées en janvier 2016, six mois après la conclusion d’un accord entre Téhéran et les grandes puissances sur le démantèlement de ce programme nucléaire.