l’UE prolonge de six mois les sanctions économiques contre la Russie

L’Union européenne a formellement prolongé mercredi de six mois les sanctions économiques qu’elle avait décrétées contre la Russie pour son soutien présumé aux rebelles séparatistes dans l’est de l’Ukraine.

« Le Conseil (qui réunit les 28 Etats membres de l’UE, ndlr) a prorogé mercredi les sanctions économiques visant des secteurs spécifiques de l’économie russe jusqu’au 31 janvier 2018 », selon un communiqué.

Les sanctions arrivaient à échéance fin juillet. Cette décision était attendue. Elle fait suite aux informations que le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel ont communiquées à leurs homologues européens jeudi dernier lors d’une sommet de l’UE à Bruxelles, sur l’état d’avancement de la mise en oeuvre des accords de Minsk, a-t-il précisé.

En mars 2015, les dirigeants européens avaient décidé de lier la durée de ces sanctions à la mise en oeuvre intégrale des accords de Minsk, censés permettre une trêve des combats et un début de dialogue politique entre rebelles et gouvernement de Kiev. Mais faute de trêve sur le terrain, où les combats ont plutôt repris en intensité ce printemps, les Européens ont jusqu’ici reconduit les sanctions de six mois en six mois. Ils accusent Moscou de soutenir en sous-main les rebelles, qui ont instauré des républiques séparatistes dans les zones qu’ils contrôlent.

La Russie nie toute implication dans le conflit. Ces sanctions avaient été initialement instituées le 31 juillet 2014, pour une durée d’un an, « en réaction aux actions de la Russie déstabilisant la situation en Ukraine », rappelle l’UE dans le communiqué.

L’UE a par ailleurs imposé des sanctions à près de 150 personnalités, dont des proches du président russe Vladimir Poutine, inscrits sur sa « liste noire ». Leurs avoirs détenus par des banques européennes sont par conséquent gelés et elles sont privées de visas pour l’UE. Ces lourdes sanctions empoisonnent les relations entre Bruxelles et Moscou, qui a répliqué en instaurant un embargo sur les importations agroalimentaires depuis l’UE, toujours en vigueur.

afp