Les commerces séduisent les investisseurs

Cushman & Wakefield, au-delà des récentes faillites Les commerces de la capitale intéressent les investisseurs.

Mais des évolutions s’imposent.

«La fermeture d’une quinzaine de magasins du centre-ville n’est pas une surprise.

Les banques, les propriétaires et les enseignes savaient que cela allait mal depuis un certain temps. Mais la situation ne va pas durer très longtemps, les marques avec lesquelles je suis en relation m’ont confirmé qu’elles souhaitaient rester. Certaines comme Sandro envisagent néanmoins de bouger pour un nouvel emplacement, mieux situé.

[cleeng_content id= »959124783″ description= »Pour lire la suite de cet article, vous avez la possibilité de l\’acheter à l\’unité ou via un abonnement » price= »0.49″ t= »article »]Quant aux propriétaires, ils vont peut-être se rendre compte que mieux vaut faire preuve de professionnalisme que de se montrer trop opportunistes» souligne Virginie Chambon, spécialiste des commerces chez Cushman & Wakefield.

«Tout n’est pas négatifdans cette affaire»tempère Thierry Debourse, le patron de Cushman & Wakefield Luxembourg et responsable du retail pour le Belux «cela va réveiller les consciences et avoir un effet régulateur. Cela favorisera peut-être l’instauration d’une vraie loi sur les baux commerciaux alors que, pour l’heure, les propriétaires ont tous les droits ou presque».

Essor des centres
 
commerciaux

Un changement d’état d’esprit et de pratiques d’autant plus nécessaires que différents projets immobiliers risquent fort de changer la donne pour le commerce de l’hyper-centre de la capitale.

Pas d’effondrement des prix en vue, soyons clairs, mais pour le spécialiste, des projets comme l’Hamilius, même si pour l’heure il est à l’arrêt, vont bouleverser les habitudes des consommateurs et pas uniquement durant les quelques années de travaux.

«On assiste notamment à l’émergence d’un nouveau marché, celui des retail parks. Plusieurs projets, notamment du côté de Hamm sont lancés» précise Thierry Debourse. À noter que le marché des parcs d’activité commerciale et autres «shopping center» se porte d’ailleurs très bien en Europe et draine d’importants investissements.

Ils se développent tout particulièrement en Grande Bretagne.

Cela dit, le centre-ville de la capitale et sa périphérie immédiate restent très attractifs en matière d’immobilier commercial, aux yeux des investisseurs.

Et le fait que la demande reste pour l’heure très supérieure à l’offre, explique d’ailleurs en partie l’essor annoncé des grands centres commerciaux.

«Avec ses abords immédiats, le centre-ville de la capitale compte environ 200 magasins mais la prise en occupation (take-up) n’est que de 5 à 7 par an» précise Virginie Chambon. Au registre des villes dynamiques sur le plan commercial, la spécialiste cite également Esch-sur-Alzette pour sa grande rue piétonne (rue de l’Alzette).

«Une ville où la valeur locative est restée acceptable et qui attire les investisseurs, y compris étrangers ».

F. B.

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