
L’ambrée d’Aywaille brassée chez Simon.
Une nouveauté sur le vaste marché de la bière. Belgo-luxembourgeoise, en plus!
Même l’ambassadeur Luc Teirlinck s’y est mis. C’est lui, en guise de lancement de la marque au Grand-Duché, qui a posé symboliquement les cartons de bière dans les rayons du Delhaize de Strassen, la chaîne chargée de commercialiser en exclusivité ce nouveau produit brassicole de haut de gamme.
Une bière, un nom: la Belgians in Luxembourg. C’est tout dire.
Le brassin originel, qui date de 2006, est sorti des cuves de l’inventeur, André Grolet, exploitant une microbrasserie à Aywaille, dans le Nord de l’Ardenne liégeoise. Le brasseur inscrit son travail dans la lignée de la patrie de la bière.
S’appuyant sur le traditionnel processus de l’infusion, il a élaboré sa bière spéciale ambrée, titrant 7 degrés, et exprimant une légère amertume, comme toute bière qui se respecte. Il se refuse à l’ajout d’épices. Sa bière ne refermente pas en bouteille mais, après quelques mois, laisse apparaître un léger dépôt, excellent du reste pour la flore intestinale.
[cleeng_content id= »175057842″ description= »Pour lire la suite de cet article, vous avez la possibilité de l\’acheter à l\’unité ou via un abonnement » price= »0.49″ t= »article »]Tendre le fourquet
André Grolet recommande de servir son breuvage entre 6 et 8 °C, température sans doute idoine pour la dégustation, sous un col de 3 cm. Prochainement, la Belgians in Luxembourg aura son propre verre, d’une forme apparemment unique sur le marché.
André Grolet fait son marché de houblon dans d’autres pays de la bière, comme la Bavière et, bien entendu, la République tchèque.
La Belgians in Luxembourg, le début d’une «success story»? On n’en est pas encore là.
Mais, en attendant, la mousse du liégeois a déjà séduit l’Union royale belge de Luxembourg, qui y a vu une opportunité d’asseoir la belgitude au Grand-Duché. Tout cela par le biais de la bière, tout un symbole.
L’Union a donc joué des coudes et a pris langue avec Betty Fontaine, directrice de la brasserie Simon, à Wiltz.
Elle lui a tendu la perche, le fourquet. Betty Fontaine, sans se faire mousser, a compris l’intérêt de ce nouveau mariage belgo-luxembourgeois. D’emblée, elle a accepté de prêter la science de son maître-brasseur, Patrick Götz, et la modernité de ses installations de l’Ourdäller Brauerei de Heiderscheid pour produire ce que, en fin de compte, l’Union royale a baptisé la Belgians in Luxembourg.
In Luxembourg, before in USA, ou in France, par exemple? Déjà un rêve. Pour l’heure, André Grolet se refuse à prévoir un minimum d’hectolitres et de parler «exportation». Mais il envisage de produire des fûts à percer lors de plus grosses manifestations populaires.
Car, espère-t-il, la commercialisation de son produit artisanal via une grande surface qui a pignon sur rue au Luxembourg comme en Belgique est d’excellent augure.
Michel Petit[/cleeng_content]




