Deuxième jour de la visite d’Etat au Japon/ L’encouragement

(de g. à dr.) Etienne Schneider, Vice-Premier ministre, ministre de l'Économie Pierre Gramegna, ministre des Finances, le Grand-Duc Henri et l’empereur Akihito © SIP / Jean-Christophe Verhaegen, tous droits réservés

Pour Etienne Schneider, ministre de l’Economie, cette journée est «symbolique».

En visitant JAXA, l’agence d’exploration aérospatiale japonaise, il considère que le Grand-Duc et l’empereur apportent leur soutien à son initiative «ressources spatiales».
Si cette journée fut en bonne partie consacrée à l’espace, pour le Grand-Duc, la princesse Alexandra et ses hôtes, elle, a commencé par un voyage à bord du train impérial pour se rendre à Tsuchiura d’où ils ont rejoint le Centre spatial Tsukuba. L’occasion pour de nombreux Japonais massés le long du parcours emprunté par le cortège d’apercevoir leur empereur. Lequel en raison d’un protocole rigoureux se fait trop rare au regard de leur ferveur. Et ce, alors qu’il se dit de plus en plus souvent et très officieusement, qu’il pourrait abdiquer en mars 2018. Une première pour un empereur japonais même s’il avait annoncé dès 2012 vouloir laisser le trône à son fils, le prince héritier Naruhito pour cause de maladie.
La visite du Centre spatial a permis de découvrir deux programmes majeurs de JAXA l’exploration d’astéroïdes et la partie japonaise de la Station spatiale internationale (ISS). Le programme Hayabusa consiste à envoyer dans l’espace une sonde sur un astéroïde et d’en revenir avec des prélèvements, pour l’instant infime, de l’astéroïde visité, en l’occurrence Itokawa. Hayabusa 2 est, lui, en cours. la sonde lancée en 2014 devrait atteindre l’astéroïde Ryugu, en orbite entre Mars et la Terre, en juin 2018. Son retour est prévu en 2020 avec quelques échantillons prélevés sur place.
Le second programme est en fait le module japonais de l’ISS dénommé Kibo («Espoir»). Il permet à des astronautes d’effectuer des recherches sur la résistance des matériaux ou en matière de santé.
Mais surtout, l’astronaute Kiichi Wakata, directeur de programme de l’ISS, parti plusieurs fois en mission spatiale, tout comme le Professeur Hiroshima Kuninaka de l’Institut des sciences de l’espace et aéronautique croient au projet d’exploitation minière spatiale. Le problème le plus important est la rentabilité. Pour l’instant elle est loin d’être atteinte. Or la recherche vise à diminuer les coûts notamment des lanceurs. De quoi donner du baume au cœur d’Etienne Schneider.

Jacques Hillion