Le Luxembourg au centre du monde de la régulation
La 38e conférence annuelle de L’International organization of securities commissions (Iosco) se tient à Luxembourg depuis le 15 septembre et s’achève ce 19 septembre.
L’Iosco regroupe tous les organismes chargés de la régulation financière et de la surveillance des marchés financiers dans leurs pays respectifs, ainsi que les organismes en charge de l’autorégulation. Soit au total près de 200 membres venant de 110 juridictions différentes et représentant 95% des marchés du monde.
Créée en 1983 – le Luxembourg n’en étant pas membre fondateur mais la rejoignant en 1991 –, l’association ne dispose d’aucun pouvoir réglementaire. Mais son influence est grande et reconnue. Les standards qu’elle édite régulièrement sont repris par d’autres organismes internationaux comme le FMI par exemple.
La réunion annuelle est l’occasion pour l’Iosco d’aborder les problèmes relatifs à la vie même de l’organisation via la réunion de ses organes clés. C’est aussi le moment où les membres font le point sur les grandes évolutions de la régulation et sur les orientations à prendre.
Pas de grandes décisions à attendre dans ce cas. On est moins dans le spectaculaire que dans le travail de fond.
[cleeng_content id= »731734736″ description= »Pour lire la suite de cet article, vous avez la possibilité de l\’acheter à l\’unité ou via un abonnement » price= »0.49″ t= »article »]Ce que rappelle Greg Medcraft, le président du conseil d’administration. Celui-ci a réaffirmé l’objectif premier de l’association, à savoir être encore mieux reconnue par les autorités politiques et l’industrie elle-même comme un interlocuteur incontournable dès qu’il s’agit de réglementation. Une reconnaissance qui existe déjà, l’Iosco participant, notamment, aux travaux du G20, du FMI ou de l’IFRS Foundation (International financial reporting standards). Un accord portant sur un renforcement de la coopération entre cette dernière et Iosco a d’ailleurs été paraphé à Luxembourg.
Dans les mois à venir, l’organisation entend travailler sur quatre axes.
Orientations prioritaires
Le premier sera de faire en sorte que les investisseurs opèrent sur des marchés transparents et disposent d’une information de qualité. «Cela est urgent pour que les fonds nécessaires à la croissance soient mis à disposition de l’économie», insiste Greg Medcraft. «Le financement à long terme de l’économie est un vrai challenge, renchérit Jean Guill, le directeur de la CSSF et hôte de l’événement. «Ces financements passent de moins en moins par les banques. Et forcément, la régulation doit suivre.»
Le deuxième challenge consiste à faire face à l’innovation financière. «Il faut faire en sorte que l’on ne perde pas le contrôle face à une complexité croissante des marchés et des produits», analyse Greg Medcraft.
La croissance des pays émergents est le troisième challenge. «Cette croissance est bien sûr une opportunité, mais nous devons aider ces pays à disposer du meilleur cadre prudentiel possible et des instruments adéquats qui prennent également en compte leurs spécificités.»
Le quatrième défi à relever est celui de la globalisation. «Les régulateurs doivent en tenir compte et l’Iosco doit faire en sorte qu’ils coopèrent plus étroitement.» Sur ce dernier point, l’association incite ses membres à adhérer à son Multilateral memorandum of understanding sur la coopération et l’échange d’informations. Une incitation musclée puisque désormais, toute position importante au sein de l’Iosco dépendra de cette adhésion.
Marc Fassone
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