Le Luxembourg, un laboratoire pour les acteurs du secteur Le paiement par mobile se développe fortement.
Le Grand-Duché se positionne.
Les initiatives se multiplient au Luxembourg en matière de paiement par mobile confirmant si besoin est que le pays est à la pointe de l’évolution technologique dans ce domaine.
L’entreprise des P&T annonce que ses clients CCP ont désormais la possibilité d’utiliser la solution de paiement mobile bancaire (multibanque) Digicash, développée par la société luxembourgeoise DigicashPayments SA.
Après avoir téléchargé l’application gratuite, les clients peuvent effectuer des paiements auprès des commerçants affiliés au réseau Digicash, que ce soit pour régler des achats sur le point de vente, payer des factures ou réaliser des paiements e-commerce.
Et cela très simplement, il suffit de scanner un QR Code (un code-barres en deux dimensions) avec son mobile, en toute sécurité.
«Les paiements s’effectuent directement par débit sur le compte courant (contrairement à d’autres solutions où il est nécessaire d’ouvrir un nouveau compte et de l’alimenter). La première limite à l’utilisation est fixée à 2.500 euros par transaction et par semaine, mais peut être adaptée par le client lui-même dans CCP Connect» précisent les P&T.
Cora, Lalux, Sales-Lentz, Bâtiself font notamment partie du réseau Digicash.
D’autres enseignes nationales de la grande distribution ainsi que d’importants émetteurs de factures devraient venir l’étoffer dans les mois à venir.
[cleeng_content id= »252624338″ description= »Pour lire la suite de cet article, vous avez la possibilité de l\’acheter à l\’unité ou via un abonnement » price= »0.49″ t= »article »]500. C’est le nombre de «partenaires» (grandes enseignes, commerçants, restaurants, institutions publiques) annoncé par Flashiz, enseigne commerciale du groupe Mobey SA, qui développe également une solution de monnaie de paiement électronique permettant de payer une facture, mais également de transférer de l’argent à une autre personne, mais aussi d’encaisser de l’argent avec son smartphone. Depuis peu, la société, qui se montre plus discrète ces derniers mois en matière de communication, a également imaginé une solution de fidélisation intégrée au paiement mobile qui s’adresse au consommateur comme au commerçant. Un client qui se rend chez un commerçant Flashiz qui dispose d’un programme de fidélité, en est informé et se voit proposer une carte de fidélité.
S’il accepte, il cumule ensuite des points de fidélité et lorsqu’il en a assez, Flashiz lui propose automatiquement d’appliquer la réduction au moment où il paye. De son côté, le commerçant, au-delà de l’outil de fidélisation, a la possibilité d’analyser les modes de consommation de ses clients pour adapter au mieux son marketing à sa clientèle.
Un gros gâteau
Deux exemples de réalisations parmi d’autres puisque ces deux acteurs ne sont pas les seuls à s’activer depuis le Luxembourg dans ce domaine précis.
Citons encore Paycash qui développe également une application de portefeuille électronique et Yapital. Il est vrai que le marché s’annonce colossal puisque l’industrie du paiement mobile pourrait atteindre 10 milliards d’euros dès cette année et 20 fois plus d’ici 5 ans, selon une étude du centre de recherche MarketsandMarkets.
Les 200 milliards d’euros étant déjà atteints selon le cabinet Gartner.
Un énorme gâteau qui attise bien entendu l’appétit de grands acteurs IT, des banques et des principaux acteurs du paiement bancaire comme Visa.
Mais les start-ups sises au Luxembourg ont assurément la possibilité de tirer leur épingle du jeu.
Au-delà de disposer des infrastructures nécessaires, notamment une batterie de «data-centers», et d’accompagner le développement de jeunes pousses via des aides financières, le «petit» Grand-Duché a également pour intérêt de servir de laboratoire géant.
L’ambition des acteurs précités étant bien entendu de se développer ensuite à l’international.
La France, la Belgique et l’Espagne sont au programme, a annoncé Flashiz.
Fabrice Barbian
[/cleeng_content]




