Le départ rapide du ministre britannique « pas un problème » pour l’UE

La Commission européenne a assuré mardi que le départ précoce de David Davis, le responsable britannique pour le Brexit, de la session de négociations qui s’est ouverte lundi à Bruxelles entre l’UE et le Royaume-Uni n’était « pas un problème ».

« Nous n’estimons pas que c’est un problème et nous ne sommes pas inquiets. Les négociateurs en chef n’ont pas à être présents en permanence », a expliqué Margaritis Schinas lors du point presse quotidien de l’exécutif européen. Le deuxième round de discussions sur l’accord de retrait du Royaume-Uni de l’Union a débuté lundi matin en présence de David Davis mais ce dernier a ensuite rapidement regagné Londres, où l’attendaient des « questions parlementaires », selon un responsable britannique. Cet éloignement a été vivement critiqué par certains médias d’outre-Manche. M. Davis a aussi fait l’objet de moqueries sur les réseaux sociaux après la diffusion d’une photo où on le voit assis les doigts croisés à une table, sans le moindre dossier, face à son homologue européen Michel Barnier a lui les mains posées sur un épais document de travail. Le ministre britannique du Brexit doit néanmoins revenir à Bruxelles jeudi, le dernier jour de ce cycle de négociations, pour passer en revue le bilan des discussions, avant de donner en principe une conférence de presse au côté de M. Barnier. « Les discussions sont bien structurées sur la semaine, le travail est en cours, et nous ne nous sentons pas inquiets », a précisé le porte-parole de la Commission, sans autre détail. Les pourparlers sont axés sur les priorités à régler pour le retrait du Royaume-Uni: solde des comptes, droits des citoyens européens au Royaume-Uni et la frontière en Irlande du nord. « Les négociations (…) sont maintenant dans les mains des avocats du divorce. Ce sont eux qui sont en charge, et nous avons un très bon avocat spécialisé dans le divorce en la personne de Michel Barnier et de son équipe », a affirmé M. Schinas. Côté britannique, une centaine d’experts feraient partie de la délégation venue négocier cette semaine à Bruxelles.