L’Australie interdit les Boeing 737 MAX dans son espace aérien

L’aviation civile australienne a interdit mardi, à l’instar de Singapour, tous les Boeing 737 MAX dans son espace aérien à la suite de l’accident d’un vol d’Ethiopan Airlines qui a fait 157 morts dimanche impliquant ce modèle du constructeur américain.

« La suspension est immédiate », a déclaré à l’AFP Peter Gibson, porte-parole de l’Autorité australienne de l’aviation civile (ACSA). « Bien qu’aucune compagnie aérienne australienne n’exploite le Boeing 737 MAX, deux compagnies étrangères desservent l’Australie avec ces types d’appareils », a ajouté l’ACSA dans un communiqué annonçant la suspension temporaire de l’exploitation des Boeing 737 MAX à destination ou en provenance d’Australie.

Le régulateur de l’aviation civile de Singapour, un hub majeur du transport aérien en Asie, a un peu plus tôt mardi interdit les Boeing 737 MAX dans son espace aérien à la suite d’un crash en Ethiopie impliquant ce type d’appareil. Hormis SilkAir, basée à Singapour, ayant déjà suspendu temporairement l’exploitation de son avion 737 MAX, Fiji Airways est le seul autre opérateur qui sera concerné par cette suspension temporaire, selon le communiqué. Fiji Airways possède deux Boeing 737 MAX, ainsi que d’autres types d’appareils de sa flotte qui remplaceront le 737 MAX. L’ACSA travaille avec Fiji Airlines pour réduire au minimum toute perturbation et avec les régulateurs aux Fidji et à Singapour, précise-t-on dans le communiqué.

Un 737 MAX 8 de la compagnie Ethiopian Airlines s’est écrasé dimanche au sud-est d’Addis Abeba peu après le décollage, tuant les 157 passagers et membres d’équipage, quatre mois après un accident similaire d’un appareil de Lion Air en Indonésie qui avait fait 189 morts. Le PDG et directeur de la sécurité aérienne de l’ACSA, Shane Carmody, a souligné qu’à la lumière des deux récents accidents, la suspension temporaire des opérations du Boeing 737 MAX vise à « examiner les risques de sécurité ». L’ACSA dit surveiller de près la situation et la suspension sera examinée à mesure que Boeing, la Federal Aviation Administration (FAA) et les enquêteurs, fourniront les renseignements pertinents en matière de sécurité.

Dans la foulée, la Chine, l’Indonésie, la Corée du Sud et la Mongolie ont décidé d’immobiliser tous les avions de ce type, de même que les compagnies Ethiopian Airlines, Cayman Airways et la sud-africaine Comair et Aerolineas Argentinas.