L’ambassade d’Arabie Saoudite attaquée et incendiée à Téhéran

L’ambassade d’Arabie Saoudite à Téhéran a été attaquée et incendiée samedi soir par des manifestants en colère après l’exécution du dignitaire religieux chiite saoudien Nimr Baqer al-Nimr, a rapporté l’agence Isna. Des manifestants ont lancé des cocktails Molotov contre l’ambassade et ont pu pénétrer à l’intérieur de l’enceinte diplomatique avant d’en être évacués par la police, a rapporté l’agence. « Des flammes s’élèvent à l’intérieur de l’ambassade », rapporte l’agence, qui ajoute que des manifestants avaient réussi à monter sur le toit de l’ambassade. « Le feu a détruit l’intérieur de l’ambassade », a déclaré à l’AFP un témoin sur place. « La police est omniprésente et a dispersé les manifestants, dont certains ont été arrêtés », a-t-il ajouté. Sur des photos publiés par certains sites, on peut même voir des manifestants tenir ce qui semble être le drapeau saoudien, qui aurait été retiré. A Machhad, seconde ville du pays située dans le nord-est, des manifestants ont également attaqué et incendié le consulat saoudien, selon des sites d’information qui ont publié des photos. A la suite de ces incidents, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hossein Jaber Ansari, a demandé à la police diplomatique de protéger les enceintes diplomatiques. M. Jaber Ansari, « tout en condamnant de nouveau l’exécution injuste du dignitaire religieux Nimr al-Nimr, a demandé la protection des représentations diplomatiques de l’Arabie Saoudite à Téhéran et à Machhad (…) et a demandé à la police d’empêcher toute manifestation devant ces lieux », ont rapporté les médias iraniens. D’importantes forces de police sont intervenues à Téhéran et à Machhad pour reprendre la situation en main et faire sortir les manifestants. A Téhéran, le quartier de l’ambassade était totalement bouclé après minuit et les policiers empêchaient les gens de se rapprocher de la représentation diplomatique, a constaté un journaliste de l’AFP. L’Iran a vigoureusement condamné l’exécution du dignitaire religieux saoudien et affirmé que le gouvernement saoudien allait payer un « prix élevé » pour cet acte.

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