L’âge de raison

Michel Wurth, président de la Chambre de commerce  / L’âge de raison est atteint et Le Jeudi connaît désormais le «temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître». Luxembourg en ce temps-là… avait certes un quotidien en langue française, mais pas encore d’hebdomadaire du genre et Le Jeudi a comblé un besoin de notre population active. La performance est d’autant plus remarquable que le Luxembourg était à l’origine un pays d’influence et de culture germaniques. Or la population d’actifs francophones a continué à se développer au fil du temps et Le Jeudi a su en profiter, contrairement à d’autres, en offrant notamment toutes les semaines une synthèse de qualité de l’actualité luxembourgeoise. Comme on dit aujourd’hui, le business model était le bon. Et c’est presque de cela que je me réjouis le plus: le succès de l’une de nos entreprises.

On l’oublie parfois, mais les médias sont également des entreprises avec des enjeux très similaires à ceux des entreprises des autres secteurs d’activité. Elles offrent des produits et services, elles ont des clients à satisfaire, des collaborateurs à recruter et à faire s’épanouir, une réglementation à respecter, une évolution technologique disruptive à gérer, une responsabilité sociale à vivre au quotidien…

En ce sens, elles font partie de notre tissu économique, elles en prennent le pouls, le secouent un peu parfois, mais surtout elles vivent en symbiose avec ce dernier. Si l’économie va mal, les entreprises, même de presse, souffrent. Alors pour les vingt prochaines années, je souhaite que cette entreprise qu’est Le Jeudi continue à prospérer, à se réinventer constamment, pour la plus grande joie de ses fidèles lecteurs.