
PwC organise ce 19 septembre son forum annuel dédié aux PSF de support
L’occasion de se pencher sur les évolutions de ces métiers et de penser la version 2.0 de cette activité.
Un agenda bien garni attend les participants à la journée PSF de supports organisée par PwC Luxembourg ce 19 septembre: on y parlera contrôle par le risque selon la circulaire 12/544 de la CSSF, évolution en matière d’outsourcing IT dans le monde bancaire, prestataire de services de dématérialisation ou de conservation (PSDC) et approche pragmatique en matière de lutte contre le blanchiment.
«Quatre grands sujets qui préoccupent ces professionnels», résume Cyril Lamorlette, associé en charge du secteur des PSF au sein de la firme.
«On a également ajouté au menu la thématique de la propriété intellectuelle. En effet, les PSF de support sont des sociétés qui créent de la propriété intellectuelle, mais qui n’ont pas forcément conscience de la législation luxembourgeoise favorable existante. Et même si ce sujet est très technique, on abordera les nouveautés concernant le dépôt des comptes annuels. Le Plan comptable normalisé s’applique désormais aux PSF de support. Ils vont devoir s’assurer que leur plan comptable rentre dans ce canevas auquel ils sont désormais soumis.»
Mais plus que de faire étalage de compétences techniques, du côté de chez PwC, on aimerait inviter au débat, et inciter les participants à développer une vision stratégique au-delà des simples questions techniques.
C’est l’ambition affichée de Cyril Lamorlette qui se dit «convaincu que ce statut est à un tournant clé de son histoire et de son évolution.» Il part d’un constat: de plus en plus d’acteurs se posent la question de ce que signifie être PSF de support aujourd’hui et de la pertinence même d’adhérer à un statut qui implique de nombreuses contraintes et demande beaucoup de ressources humaines et financières.
[cleeng_content id= »598375137″ description= »Pour lire la suite de cet article, vous avez la possibilité de l\’acheter à l\’unité ou via un abonnement » price= »0.49″ t= »article »]Etonnamment, ce questionnement n’est pas à mettre en relation avec la crise. Il s’est fait de plus en plus aigu depuis l’annonce d’échanges d’informations fiscales. «Ce qui démontre une certaine méconnaissance du statut. Assimiler PSF de support à la seule garantie de la confidentialité des données bancaires est un peu réducteur. La confidentialité et le secret bancaire existent toujours. C’est donc important de travailler avec des tiers capables de traiter de l’information confidentielle.»
Alors certes, la Place financière reste actuellement le premier client des PSF de support.
Mais n’est-ce pas le moment d’étendre la réelle expertise acquise ces dernières années à d’autres secteurs?
Et Cyril Lamorlette de penser, par exemple, au secteur de la santé où la disponibilité et la confidentialité des données sont deux prérequis.
«Cela ne fait pas de sens de développer une expertise en matière de data management et de ne l’utiliser que pour la sphère financière», poursuit-il, convaincu qu’il va falloir dépasser l’actuelle approche liée aux seuls coûts pour assurer au secteur un avenir radieux. Pour lui, les PSF de support ont l’opportunité d’aller plus loin que ce pourquoi ils ont été créés.
Evolutions
convergentes
«Les évolutions réglementaires et technologiques le permettent.»
Du côté réglementaire, il estime que le corpus légal qui s’applique aux PSF leur donne un vrai crédit vis-à-vis de leurs activités en data management. «L’évolution réglementaire va dans le sens de l’amélioration de la valeur réelle et de la valeur perçue.» Suite à l’application de la circulaire CSSF 12/544, approche par les risques de la surveillance des PSF de support, PwC a fait un sondage duquel il ressort que les intéressés se sont livrés à l’exercice du rapport d’analyse des risques très sérieusement. 80% des sondés estiment que l’exercice leur a apporté quelque chose en termes de process. Et la moitié de ces échantillons estime que le gain a été immédiat. «L’exercice leur a permis de se rendre compte de leurs forces, et ils se sont rendus compte qu’ils avaient beaucoup d’atouts.»
«Le savoir-faire est là, mais il y a un problème de faire savoir.» Le défi est – reste – de démontrer le bienfait de ce statut et la valeur ajoutée qu’il peut apporter. C’est la vieille question de la promotion du statut hors des frontières et au sein des groupes auquels appartiennent la plupart des acteurs luxembourgeois.
Une promotion parcellaire et inaboutie. Mais la donne pourrait changer à cause des évolutions technologiques. L’apparition du cloud computing bouleverse tout. «Cela permet de se poser cette question sur le business model.» Non seulement le statut reste perçu comme un label de qualité, mais il s’accompagne maintenant de tout un écosystème qui s’est développé et qui place le pays comme un centre de compétences en matière de gestion des données confidentielles.
«Aujourd’hui, les PSF de support, comme tous les autres acteurs économiques doivent jouer leur rôle dupour positionner avec succès le en tant qu' »information trust center ».»
Cela risque d’être plus facile maintenant, car il y a un gros marché à conquérir, celui du big data.* «L’opportunité est là, il faut la saisir.»
Marc Fassone
Les big data, littéralement les grosses données, est une expression désignant des ensembles de données tellement volumineux qu’ils en deviennent difficiles à travailler avec des outils classiques de gestion de base de données ou de gestion de l’information. Dans ce schéma, la capture, le stockage, la recherche, le partage, l’analyse et la visualisation des données sont redéfinis. Ce phénomène est considéré comme l’un des grands défis informatiques de la décennie 2010-2020.
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