La rentrée du poète
Au cœur de ma Plume, mon âme est pierre en eau
Prête-moi ta lune, pour décrire le lieu
Ma planète est morte, je n’ai plus le feu.
Découvre-moi ta peur, pour l’amour des cieux.
On chercha remède, et y trouva sa flamme.
En sa blême et pâle idole, il s’était perdu au jeu.
Quand le temps aride est sujet à vents tumultueux,
La plume est rêche et marque le pas dans les dédalles du présent.
L’automne bientôt frappera à notre porte,
et la vie reprendra comme si de rien n’était,
le monde face au précipice.
Le précis qui fait tant défaut en la générale indifférence
Sans croyance ni croissance,
Les corbeaux toujours aussi avides en face et phase
en leur discours sa portée et ses leurres âpres
En qui plus personne ne croit mais court toujours après.
Comme la carotte du bonheur qui fout le camp.
L’encre tarie du poète ne se remarque plus,
Ne marque plus de son estampe
La mémoire de ses cahiers non écrits de la vie.
Cet été, j’ai vu mes rêves s’envoler en fumée
Les espaces de liberté se réduire à peau de chagrin
La répression s’offrir le scalpe des derniers parias de la culture innée
Sous le sombre prétexte de menace terroriste estropiant le larbin.
J’ai vu la créance menacer d’explosion le système de l’économie bancale en ses torts
Au chevet de laquelle plus personne ne s’attarde sauf les vautours qui soupèsent l’or
J’ai vu les girouettes de la politique perdre complètement le nord
Alors qu’elles ne savaient déjà en quelle direction s’égosiller pour attirer le cheptel aveugle et consentant en son corps
Cet été, j’ai su que le monde avait changé de face
Et se targuait d’offrir un voile en farce
A ceux qui désirent encore s’aventurer au large
Alors qu’on leur prédisait sa fin en les astres
Ce soir, j’ai cru entendre le gémissement de l’ange
Qui s’évertuait à crier au secours hissant drapeau en berne
A s’éprendre des larmes en l’âme de son protégé si sage
Pour éclaircir son horizon bien terne
Demain, plus que jamais, la patience
Sera à la liberté le meilleur allié en son essence
Pour se défaire de la contrainte et de l’abstinence
Pour l’espoir des marionnettes embobinées et réduites au silence.
En l’inconscience et l’aveuglement du pouvoir
Et de l’avidité ruinant l’espoir,
Il y a toujours une lueur qui ne perde éclat et beauté en elle.
Elle s’appelle la conscience universelle et éternelle.
Nul ne sait l’arrêter
Nul ne peut l’ignorer
Nul ne sait sa destinée
Mais on y lit et croit en l’avenir inné!
Philippe Kieffer
PS: la pensée positive a toujours fait avancer l’humanité.
Plus que jamais, l’éveil de la conscience de tout un chacun est de mise, voire requis, afin de faire taire les voix du profit et les voies du mal-être. Demain sera lumière, demain sera bonheur, demain sera labeur. Car rien n’est jamais tombé du ciel, rien n’est fortuit, rien est l’antinomie du bien. En l’instant présent, précieux, les graines que l’on sème aujourd’hui sont les récoltes, les arbres, la forêt, l’oxygène et la vie de demain. Je signe aujourd’hui et persisterai toujours en cette foi!




